BlackPearl JA porte bien son nom, bijou serti sur un océan de talent, style enlevé, personnel, novateur. Empreinte vocale identifiable à son timbre chaleureux, doux, généreux, avec une belle résonnance. Des mélodies, qui mêlent rythmes et phrases musicales, soulèvent les cœurs et les âmes, et posent le débat.

La perle de la scène Dancehall jamaïcaine nous livre son regard sur le monde, la #Musique et la condition des artistes.

Qu'est-ce qui t'a poussé à faire de la musique et plus particulièrement du reggae?

Et bien, ce qui m'inspire, avant toute chose, mes fans et plus globalement la façon dont le monde évolue. Mon premier single "Too much war" parle de la violence de ce monde. J'ai l'impression que la musique a toujours fait partie de ma vie. J'entends mes amis m'appeler pour que je les retrouve pour faire de la musique, après les cours. Dès l'âge de trois ans, je chantais des titres reggae old school, ce qui étonnait beaucoup mes parents . Puis, au fil du temps, j'ai enrichi ma culture musicale et j'ai commencé à créer mes premiers morceaux dancehall, inspiré par des artistes comme Bob Marley, Sizzla, Capelton, Bounty Killer, Supa Cat et beaucoup d'autres.

Que penses-tu de la condition d'un artiste reggae en Jamaïque et plus généralement en Europe?

En fait, je me sens comme tous les artistes reggae, qui vivent, ici, en Jamaïque. Nous ne recevons pas le soutien, celui qui a porté les générations précédentes. Le reggae comme les artistes en Europe doivent être soutenus par la communauté du monde reggae d'aujourd'hui. Tous les jours, la scène dancehall grandit avec de nouveaux artistes, qui voyagent à travers le monde, à la conquête d'un public international. Mon label Spit Fiyah Records s'évertue à propager ce nouvel héritage dancehall effervescent.

Penses -tu que le reggae bénéficie d'une bonne couverture médiatique?

Oui, je le pense, à quelques exceptions près, dans certaines régions et pays, il y a encore des freins. Mais, dans l'ensemble du monde, le reggae est une musique reconnue et appréciée. 90% des gens aiment le Dancehall.

L'industrie musicale traverse une sérieuse crise ces dernières années, est-ce que les artistes reggae en sont affectés?


D'une certaine manière oui, Il est difficile, surtout si vous êtes un jeune artiste, de percer sur la scène de la musique reggae dancehall, Les ventes d'album ont sensiblement chuté en raison des piratages. Les nouveaux artistes et les labels doivent s'adapter à ce contexte particulier, qui représente un tournant majeur dans l'histoire de la musique. Un conseil aux jeunes artistes : soyez cohérent, croyez en ce que vous faites, et croyez surtout en vous parce que le succès ne viendra pas... à vous...


Y aura-t-il des concerts en France?

Mon équipe met sur pied une tournée en Jamaïque et l'Europe est la prochaine destination.

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J'ai très envie de travailler avec les DJ européens... J' ai lancé mon label en 2013, largement supporté par mes fans, en 2015 je serai sur vos scènes.

Un dernier commentaire?

Je tiens à remercier Blasting News pour cet interview. Pour le reste, je vous invite à consulter mon site : www.blackpearlja.com.

Spitfiyah record va prochainement sortir un nouvel album dancehall avec mon nouveau titre - le 16 décembre.

Propos recueillis par Elisabeth BOP