Quand on dit que les artistes contemporains ont envie de choquer... Une façon de penser qui s'applique très bien à l'Américain Jeff Koons, protagoniste de l'exposition dédiée qui concentre une grande partie de ses oeuvres les plus connues au dernier étage du Beaubourg. Placé juste à coté de la galerie qui rend honneur au travail de Marcel Duchamp, inoubliable protagoniste de l'#Art du XXème siècle, la suite de travaux de Koons reconstruit selon un ordre chronologique l'ensemble de sa longue production. Trente-cinq ans de sculptures, peintures et installations au caractère provocateur interpellent directement le public qui plonge dans un environnement très coloré, peuplé par d'innombrables personnages de taille respectable.

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Avec Koons, on perd facilement le sens de la mesure. Ses installations sont géantes, brillantes, improbables et certaines fois vraiment laides, mais ce n'est pas ça le problème. Flâner entre ses symboles d'une société perdue dans son mode de vie insensé sans lever les yeux relève du défi. On se croirait au beau milieu d'un dessin animé en 3D qui a les mêmes icônes qui nous ont accompagnées (et quelque fois effrayés) pendant l’enfance. Qui veut vivre dans la peau de Roger Rabbit passés les cinq ans?

La chose qui fâche c'est la présence de ses objets magnifiées à l’intérieur des vitrines de la boutique par lesquelles les visiteurs passent pour regagner la sortie. Le parcours même de l'exposition semble être naturellement prolongé dans un magasin, en suscitant beaucoup de questions.

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Parce finalement il n'y a pas vraiment beaucoup de différences entre les œuvres exposées et les article en vente. Une réalité qui dépasse la coïncidence pour un ex-trader habitué à bien vendre son image. Mais d’ailleurs ça n’était pas déjà le cas de Picasso et Dalí? Peut-être, mais les deux artistes avaient eu l'habilité de le faire oublier avec leur génie, ce détestable coté commercial, et malheureusement pour Koons ce n'est pas toujours le cas.

La première grande exposition européenne du célèbre l'artiste américain ne manque pas de reconstruire, et presque en entier (chose rare), le célèbre ensemble réalisée avec son ex-femme italienne. Mais ça c'est une autre histoire...