Au milieu de la nuit (pour nous autres français), le gratin hollywoodien s'est retrouvé comme chaque année au Beverly Hilton Hotel afin de décerner les Golden Globes aux meilleurs films, acteurs et actrices.

Généralement, ces attributions sont considérées comme des indices assez fiables dans la détermination de la célébrité et du film qui se retrouveront affublés de la statuette d'or à l'issue de la prochaine cérémonie des Academy Awards (Oscars 2015) le 22 février prochain.

Hier soir donc, c'est Boyhood, le récit de vie tourné sur douze années par Richard Linklater (la trilogie Before, Dazed & Confused) qui a raflé les Golden Globes du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur second rôle féminin pour Patricia Arquette.

Catégorie comédie, c'est The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson (La vie aquatique, Moonrise Kingdom) qui remporte le trophée.

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Grand favori et concurrent le plus nommé, Birdman d'Alejandro González Iñárritu a permis à Michael Keaton de voir sa performance récompensée. Côté femme, c'est Julianne Moore qui l'emporte pour sa prestation dans Still Alice.

À noter également les récompenses pour J.K. Simmons, impeccable en professeur de musique pathologiquement passionné dans Whiplash, pour Eddie Redmayne incarnant le professeur Stephen Hawking dans Une merveilleuse histoire du temps et celle du meilleur film étranger pour Leviathan d'Andreï Zviaguintsev, thriller glacial dépeignant les différentes corruptions gangrenant la Russie actuelle.

Mais ce qui marquera bien plus les esprits lors de cette 72e cérémonie, c'est évidemment les mouvements de foules historique ayant capté hier l'attention du monde entier. George Clooney, adoubé du prix Cecil B. Demille pour l'ensemble de sa carrière et pour son engagement humanitaire arborait (comme d'autres) un badge « Je suis Charlie ».

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Il a également déclaré « Nous ne marcherons pas dans la peur...alors, (en français) Je suis Charlie »

Helen Mirren quant à elle, a tenu a souligner l'importance de la liberté d'expression et que s'il « était difficile d'entretenir cet idéal, il fallait néanmoins tout faire pour le préserver. » Cette déclaration prenait une dimension toute particulière après le piratage de Sony et des pressions nord-coréennes exercées pour interdire la sortie de L'interview qui tue ! et bien entendu suite au drame survenu à Charlie Hebdo. #Séries TV #Cinéma