C'est le fantasme de tous les aficionados de la saga Jurassic Park. Et de quelques irréductibles scientifiques. Pouvoir, un jour, redonner vie aux dinosaures qui peuplaient la Terre il y a plusieurs millions d'années. Depuis la sortie, il y a 22 ans, du premier opus de la franchise, dans lequel le Dr John Hammond parvient à donner vie à des dinosaures grâce au clonage et à un moustique fossilisé dans un morceau d'ambre, de très sérieuses études ont tenté de répondre à la question de la possibilité d'une telle entreprise.



Clive Palmer, le milliardaire qui veut son Jurassic Park



Homme d'affaires, homme politique, et surtout milliardaire, le fantasque Clive Palmer partage le rêve de nombreux fans du film de Steven Spielberg, et de tous les passionnés de dinosaures : ouvrir son propre Jurassic Park, chez lui en Australie.

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Alors qu'il travaille déjà à la construction d'une réplique exacte du Titanic (dont la livraison est prévue pour l'an prochain), il approche en 2012 les chercheurs à l'origine de Dolly, le fameux clone de brebis, et prépare les plans du futur parc d'attraction, un terrain immense qui abriterait notamment plusieurs immeubles de vingt étages. Et tous les espoirs deviennent permis lorsque des scientifiques découvrent du sang d'animal conservé dans un moustique vieux de 46 millions d'années. En principe, l'inconcevable est possible, si l'on dispose d'une cellule en bon état, ainsi qu'une mère porteuse proche de ces espèces désormais disparue.



#Cinéma #Hollywood

Un ADN trop fragile



Évidemment, cette dernière condition constitue déjà un obstacle quasi insurmontable, aucun animal ne pouvant aujourd'hui mener à terme l'embryon d'une espèce disparue. Surtout, des paléogénéticiens ont récemment démontré que l'ADN devenait illisible au bout de quelques millions d'années, un délai trop court pour pouvoir espérer étudier celui de dinosaures qui vivaient il y a plus de 65 millions d'années. Insuffisant, donc, pour espérer vivre les aventures d'Alan Grant et Ellie Sattler. En revanche, il semble possible de redonner vie aux mammouths, disparus il y a 4 000 ans, ou encore aux dodos, qui se sont sont éteints à la fin du XVIIème siècle. Aux dernières nouvelles, Clive Palmer n'a pas dit adieu à son rêve excentrique. Lucide, il envisagerait néanmoins de remplacer les dinosaures en chair et en os par des robots.