Mardi 23 juin 2015, le chevalier noir a fait son come back, non dans les salles obscures - il faudra attendre 2016 pour le revoir au #Cinéma face à Superman avec Ben Affleck à l’écran, en attendant un film où l’acteur serait derrière la caméra ; à noter qu’il devait d’abord réaliser Justice League avant la mise en chantier du double film par Zack Snyder - mais sur nos consoles de salons et PCs. Attention, cet écrit pourrait sembler contenir des spoilers, mais il n’en contient aucun, le résumé qui suit reprend le synopsis de Rocksteady ou encore ce qu’on peut voir dans les différentes bandes annonces et vidéos de gameplay.

Trois mois après le décès du Joker, Gotham City est relativement reconstruite et calme. Aucun vilain à l’horizon et donc pas de Batman. Cependant une guerre se met secrètement en place. Et elle éclate, menée par l’Épouvantail, plus effrayant que jamais, et le technologique Chevalier d’Arkham (Arkham Knight).



Be the Batman”, tel est le slogan de Rocksteady dans sa campagne promotionnelle. Un slogan publicitaire pour une promesse d’expérience, d’ailleurs “vivez l’expérience Batman ultime”,  ont-ils écrit sur le verso de la jaquette.

En effet, incarnez le Batman, l’Homme-Chauve-Souris, pour la quatrième fois dans un jeu vidéo Batman. Rocksteady considère ce volet comme le troisième volet ultime de sa trilogie ouverte par Arkham Asylum et poursuivie avec Arkham City. Arkham Origins est un jeu ayant été programmé par un studio de Warner Bros Interactive et serait un épisode à part, ou un spin-off, un objet dérivé donc.

L’aventure proposée par le studio londonien Rocksteady est extrêmement riche, entre la trame principale longue - comptez une quinzaine d’heures environ, nous ne l’avons pas finie, mais nous avons beaucoup pu lire que l’Histoire se complétait en quatorze-vingt heures - et les nombreuses quêtes, objets et aventures annexes - comptez a minima trente heures pour terminer globalement le jeu -, on ne peut dire que le studio ait chômé.

Visuellement, le jeu est certainement la meilleure démo des nouvelles consoles, PlayStation 4 et Xbox One. Magnifique, hyper-détaillé, grandiose - autant dans la taille hyper-importante de la map que son formidable level design -, graphiquement génial, Gotham City n’a jamais eu autant de superbe - on se souviendra de ses magnifiques représentations dans les Batman et Batman Returns de Tim Burton et de la sérié animée Batman des années 90s de Bruce Timm et Eric Radomski qui ont fortement inspiré l’oeuvre du studio britannique.  

À l’image des précédents volets, Arkham Knight se destine à un public mature. En incarnant le Chevalier Noir, devenez aussi le plus grand détective du monde et résolvez des crimes - procédés ou plutôt charcutés à coup de chirurgie. Aussi faites face à l’Épouvantail dont le visage semble avoir été tailladé, rendu monstrueux par quelque opération douteuse ou alors il porte un masque très inspiré par celui de Leatherface, le personnage cannibale de Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper, 1974)  en morceaux de peau humaine. À noter qu'en vf, vous retrouverez pour ce personnage et bien d'autres le casting vocal de la série animée des années 90s, on vous conseillera pour l'Épouvantail de le découvrir en version originale, celui-ci a été doublé par le grand acteur à la voix sombre et hyper-charismatique, John Noble (Fringe...)  Le justicier schizophrène est aussi beaucoup plus violent, il brise les os, assassine - on peut écraser les bad guys avec la Batmobile entre autres -, et doit faire face à ses démons - le (/l’anti-)héros avance vers sa chute - “The Dark Knight Falls and Rises” - et sa fin tandis qu’il est suivi par une illusion du Joker qui harcèle de sombres discours.

Jouer à Batman, c’est forcément avoir accès à des gadgets. Batarangs, gel explosif, bombes fumigènes… et la grande nouveauté de cette année, la Batmobile. Enfin vous pourrez piloter la fameuse voiture de Batman à travers les rues de Gotham. Appuyez sur une touche et le véhicule ralentit légèrement pour se transformer en figure de combat - on peut véritablement parler de Bat-Tank - et libérez les territoires de Gotham des gangs, des militaires du Chevalier d’Arkham et des autres super-vilains qui proposeront chacun un gameplay - Harvey Dent alias Double Face vous entraînera dans des poursuites post-braquage de banque. De plus, vous devrez utiliser la Batmobile afin de progresser dans l’intrigue et de façon parfois ridicule pour certains défis de l’Homme-Mystère, méchant de Batman qui a toujours flirté avec le ridicule mais aussi l’horreur, la folie et le caractère bon enfant à travers ses plans délirants. Vous pourrez aussi améliorer la Batmobile via l’arc d’améliorations des capacités et des performances qui, s’il s’est énormément affiné au niveaux des combats, de l’armure, etc, s’est ouvert, déjà via la Batmobile.

Cet ultime opus conclue un travail monstrueux sur le personnage et l’univers du “Batou” et plus largement sur le Héros. Sa réinvention du jeu vidéo - de super-héros et plus ouvertement - aura marqué son histoire. S’il y a un regret, c’est bien celui de terminer cette formidable saga, et même de devoir terminer cette œuvre unique qui, on l’espère, trouvera un énième volet, peut-être pas une suite directe, mais pourquoi pas un spin-off ou un jeu sur un autre personnage DC #Comics. Après tout si Rocksteady n’a toujours pas déclaré son nouveau projet, l’un des cadres studio britannique a déclaré non sans un sourire de connivence que l’univers de Batman était très vaste et qu’ils ne créeraient jamais de franchise…



Because… I’M THE BATMAN ! #Jeux vidéo