Le monde de Dory est la suite du monde de Nemo, qui fut le deuxième plus gros succès de Pixar. 13 ans plus tard, nos petits poissons préférés reviennent. On retrouve d’ailleurs à la réalisation le talentueux Andrew Stanton, à qui on doit le premier ainsi que nombreux autres succès tel que Toy Story, 1001 pattes et bien d’autre encore… Néanmoins, il ne sera cette fois pas accompagné de son acolyte Lee Unkrich mais plutôt d’Angus MacLane à la réalisation et de Victoria Strouse à la scénarisation. Une équipe pas des plus connues et qui pourtant a su répondre à bien des attentes des spectateurs. Si les acteurs qui prêtent leur voix à Marin et Dory sont les mêmes que dans le premier volet, Franck Dubosc et Céline Monsarrat respectivement dans leur rôle, Kévin Sommier qui doublait Nemo a dû par la force des choses, se faire remplacer par Timothé Vom Dorp, en raison de sa voix qui a fortement mué en treize ans de temps, alors que Nemo n’a grandi lui, que d’un an.

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Une même intrigue, un autre point de vue...

On saluera d’abord Thomas Newman pour la bande son absolument remarquable, aussi bien entraînante qu’émouvante, selon les besoins de l’histoire, qui avait déjà de nombreuses fois fait ses preuves que ce soit dans Bothers, Wall-E ou encore dans la Ligne Verte, ainsi que dans l’incontournable série Supernatural. On pourra également ensuite constater la très jolie morale que nous apporte ce film, soit qu'un parent ne vous abandonne jamais, peu importe les années qui passent et s'écoulent. J'ai pour ma part trouvé cette morale très émouvante, en songeant à toutes les familles qui ont perdu un enfant et ne s'arrêteront jamais de le chercher. Sans forcément parler du côté totalement adorable du personnage de Dory dans les flashs back, ni du nombre de fois où la salle a éclaté de rire, l'élément central de cette intrigue reste pour moi le changement de point de vue de cette dernière.

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En effet, alors qu'on assiste à un père qui cherche son enfant durant le premier volet, on se place cette fois du point de vue d'un enfant qui cherche ses parents. C'est sans doute le côté le plus innovant du film, accompagné des décors terrestres aussi bien réalisé que les fonds marins, bien que la 3D ne soit pas franchement utile. On est également heureux de retrouver nos compagnons du bocal, qui nous font toujours aussi rire, bien qu'à mon gout, ce format d'apparition me fait bien trop penser à celles de Scart dans l'âge de glace. Voilà qui laisserait présager un troisième volet ?

 

Un autre point de vue, oui. Une originalité à tout égard, non.

Bien que très attendu et plutôt bien accueilli des spectateurs, le monde de Dory est peut-être un peu trop calqué sur le monde de Nemo et pas seulement pour la similarité de leur titre. En effet, ce deuxième volet, comme Very Bad Trip l’avait fait, reprend le synopsis de base et tente de lui insuffler sa pointe d’originalité et de nouveau. Du côté de l'intrigue principale, l'originalité est bien présente mais on ne peut pas vraiment en dire de même pour le reste du film...

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Même sans mentionner que l'apparition d'Hank le poulpe remplace clairement l'Amiral du premier volet, on ne peut que remarquer que son histoire semble bien plus complexe et n'est malheureusement pas exploitée du tout. Cependant, le plus dérangeant reste l'intrigue secondaire qui pousse Marin et Némo à chercher Dory. En plus de nous prouver que Marin n'a absolument pas retenu la leçon et qu'il ne fait toujours pas confiance aux autres, cette intrigue n'a vraiment rien d'important ni de passionnant. Pourquoi ne pas, alors, glisser Marin et Némo avec Dory si l'importance était de les montrer également et placer une histoire sur Hank en secondaire ? Voilà qui aurait sans doute été plus intéressant.

 

Le monde de Dory reste néanmoins un bon et beau film d'animation qui a su répondre à de nombreuses questions sur cet emblème de l'amnésie. Mais on peut également aller se faire peur en regardant Conjuring 2 ou éviter absolument The Door#poisson #Films #Cinéma