Le dernier film de David Ayer "Suicide Squad" est aussi une oeuvre sur la #violence envahissant notre quotidien, même si le film se déroule à Gotham City. Nos villes urbaines en proie aux crimes, aux injustices sociales, parfois sous formes de violences policières, et aux attentats, ressemblent à cette cité sombre. Le parcours du réalisateur scénariste David Ayer témoigne de son obsession à rendre compte d'une violence qui envahit nos vies et étouffe nos humanités.

 

Le parcours de David Ayer

Sans aucun doute, le fait d'avoir été familier du quotidien des rues de Los Angeles et de s'être engagé dans la US Navy apporte à l'américain sincérité et inspiration.

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Il compte à son actif six films en tant que réalisateur, dont le film "Fury" avec Brad Pitt, inspiré de faits réels ayant eut lieu pendant la seconde guerre mondiale. Il est aussi le scénariste de "Training Day", dont l'interprétation a valu à Denzel Washington un oscar. Le réalisateur, qui est donc aussi scénariste, ce qui est rare à #Hollywood, semble en quête d'un film mêlant Histoire et quête d'humanité. Ce blockbuster peut le conduire à réaliser un film plus ambitieux. Il n'y a pas de mauvaise interprétation possible : les super-vilains ne sont que chaos. Même si la plupart des personnages de David Ayer sont dans une dualité interne, parfois compliquée.

 

Violence dans notre quotidien  

Ce qui frappe dans l'oeuvre de David Ayer, c'est la recherche de rendre compte des sentiments internes de ces personnages.

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On peut même dire que le film est conçu comme si on scrutait l'antre instable d'un vilain. Il faut dire que le style des DC Comics s'y prête bien. Il nous questionne sur notre tolérance à être fascinés par des criminels. Chez David Ayer il n'y a pas d'ambiguïté possible sur le côté où il faut être. Ces personnages sont souvent dépendants d'une équipe de "professionnels", armée ou de police."Suicide Squad" ne sera pas un film pour se délecter de ténèbres. On peut aller jusqu'à faire un parallèle entre l'actualité et le film, notamment en ce qui concerne le fanatisme. On pardonnera donc les quelques erreurs, malheureusement récurrentes sur les films à gros budgets. David Ayer est à suivre, il sait où est sa quête cinématographique.   #suicidesquad