Voici l'archétype d'une collaboration que tous les mélomanes attendaient : TheWeeknd, la star montante du R&B et Daft Punk, le groupe emblématique de la French Touch, pilier de la scène électro qu’on ne présente plus. On s’est donc empressés d’écouter cette perle et de vous livrer nos premières impressions.

 

Deux pointures pour un tube annoncé

D'un coté, The Weeknd. Un timbre unique, de belles compositions et l’exploit d’avoir presque réussi à sauver à lui seul le film Fifty shades of Grey avec un titre suave et sexy comme on les aime. Selon moi, il occupe la place laissée vacante par R. Kelly, le clin d'oeil à l'adolescence torturée en plus.

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Le grand public commençait à découvrir le crooner canadien Abel Tesfaye plus connu sous le nom de TheWeeknd, la légéreté du R&B empreint d’une gravité presque inquiétante. Et une discographie qui en impose déjà, du haut de ses 26 printemps. Sur son précédent album « Beauty behind madness"  il avait déjà abandonné les balades, les rythmes lents, un soupçon alternatifs pour s’attaquer à un registre un peu plus léger, d’aucun diront plus accessible. Je tiquais un peu sur « I can’t feel my face » mais sa très jolie collaboration avec Ed Sheeran avait fini par sauver son précédent album « Beauty Behind Madness » à mes yeux.

 

De l'autre  Daft Punk. Des compositions abouties, une avalanche de tubes, des collaborations triées sur le volet avec Niles Rodgers, Pharell Williams…  Nous avons quasiment tous des souvenirs liés à chacun de leur album .

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C’est dire si pour une bonne partie de la jeunesse française, Daft Punk fait partie du patrimoine musical, quelques soient les goûts musicaux. Le précédent album était une pépite, plus disco qu’électro, mais on entendait tout de même distinctement la griffe qui avait fait leur renommée. Oui,on pourrait reprocher à « Get Lucky » ses paroles empreintes de poésie un peu surfaites, et sa diffusion jusqu’à l’indigestion sur toutes les ondes. Mais la sauce avait pris et finalement nous nous sommes tous déhanchés comme de beaux diables sur #Random Access Memory qui fait désormais partie de notre panthéon personnel, toutes sensibilités confondues. L'association de ces deux talents aurait du donner LA perle que l’on écouterait en boucle cet hiver. Nous aurions du nous attaquer à un tube, rendant à la fois hommage à la virtuosité de #Theweeknd et aux samples pointus des Daft Punk. Un succès annoncé en somme. #TheWeeknd s’était même coupé les cheveux pour l’occasion, polissant ainsi son look de hobo si caractéristique.

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Et puis …le néant. Rien. Oui, il y a des basses pour nous indiquer que le titre sera plus rythmé. Oui, on a bien en fond l’instrumentale au vocoder qui caractérise si bien la touche #Daft Punk. Certes, #TheWeeknd nous livre une belle performance, voix haut perchée et toujours juste dans les aigus.

 

Verdict : Un rendez-vous manqué

Que s’est-il donc passé ? ça sonne comme un mauvais remix, un peu paresseux, tellement grossier. On a attendu le beat qui allait nous terrasser. Que ce titre nous embarque. En vain. Comme si un obscur manager incroyablement cynique avait demandé que l’on rapproche deux poids lourds, de préférence une voix unique habituée aux ballades R&B et un pilier confirmé de la scène électro. Comme a réuni Pharell Williams et Daft Punk. Ou Mark Ronson et Bruno Mars. Mais à l’instar des deux autres duos, c'est un échec. Seraient-ce ces basses trop lourdes pour les envolées toute en légèreté de TheWeeknd ? Sont-ce ces phrases musicales qui se répètent inlassablement mais vous laissent sur votre faim ? Ce premier titre a comme un goût de chef d’oeuvre inachevé. Gageons que le reste de l’album éponyme"Starboy" de la star canadienne qui sortira le 25 Novembre 2016 nous fera changer d'avis et surtout que les autres collaborations prêvues sur cet album sauront mettre en valeur toute la singularité et le talent de cet artiste.

 

  #daftpunk #Musique #Célébrités