La traque de #Jason Bourne par les services secrets américains se poursuit. Des îles Canaries à Londres, en passant par Las Vegas.

Jason Bourne est le 4e opus de la saga Jason Bourne, digne de ce nom. En effet, désireux de surfer sur la renommée de la franchise et fort du succès de la trilogie d'origine, les studios avaient motivés Matt Damon et Paul Greengrass pour une suite immédiate, cependant ces derniers refusèrent. C'est pourquoi Tony Gilroy, scénariste des premiers volets, se chargea de réaliser un 4eme opus avec de nouveaux acteurs et une nouvelle équipe, le tout pourvu d'un scénario différent et à part : Jason Bourne l'Héritage. Un résultat décevant et un film vite oublié.

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Par ailleurs, il s'agissait de l'unique volet pour lequel Tony Gilroy n'a pas travaillé sur le scénario. Avec Greengrass à la réalisation et Damon de retour dans la peau de l'agent Bourne, l'officiel 4e #Films de la saga est là. De plus, ce nouvel opus marque la présence de nouveaux visages talentueux.

Alicia Vikander, Tommy Lee Jones et Vincent Cassel, un trio gagnant

Un casting des plus intéressants, avec Tommy Lee Jones (Men in Black, Batman Forever) que l'on retrouve en boss de la CIA. Il a la tête de l'emploi et se prête parfaitement bien au rôle. Dommage, tout de même, que son personnage fasse sensiblement penser à ses comparses des premiers films. Vincent Cassel (Irréversible, Ocean's Twelve) campe un agent qui, comme Bourne, est un pur produit du programme mis en place par l'agence.

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Un agent de terrain surentraîné donc, qui fait figure d'antagoniste dans le film. Cassel est à l'aise et au niveau, comme à son habitude. Malgré tout, c'est bien le personnage en charge des cyber-opérations qu’interprète Alicia Vikander (Ex Machina, Danish Girl), qui est le véritable atout de cette version 2016. La psychologie du personnage est mieux travaillée et lui permet de prendre une place importante dans le déroulement de l'intrigue, ce qui donne beaucoup de poids et de force à ce personnage féminin. Sans cesse ambiguë, elle laisse perplexe quant à ses intentions, tout en jonglant habilement entre émotion et impartialité. Quant à Matt Damon, ce dernier n'a pas perdu de son envergure de super agent, physiquement et athlétiquement au niveau. Un jeu émotivement froid en adéquation avec le ton et l'état mental de son personnage. Toujours au top.

Une recette qui fonctionne, mais qui n'a plus le même impact

Comme prévu, Jason Bourne reste sur sa lancée, gardant les bases instaurées par la série.

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La mise en scène est toujours aussi nerveuse et réaliste, et les scènes de combats, bien que moins longues, n'ont pas perdu de leur intensité. Néanmoins cet opus se trouve être inférieur aux précédents volets avec Matt Damon. Ceci étant, cette suite reste tout de même au niveau, le récit est d'actualité (surveillance de masse et réseaux sociaux) en plus d'être solide et plausible. Le rythme n'a que légèrement baissé, sans pour autant être un bémol. La franchise est une valeur sûre et de très grande qualité. Même si Greengrass fait du Greengrass, la trame narrative se révèle ingénieuse. Cet opus, finalement, ne perd que peu de points, il souffre simplement de sa renommée passée et de cette révolution, cette empreinte indélébile laissée dans le #Cinéma d'action par son réalisme et son héros. Un film qui ne parvient pas à dépasser la perfection des anciens, mais qui s'attache à ses codes, et à son style unique, que seule cette saga possède.