C’est vrai que l’origine du terme ‘‘intellectuel’’ se trouve dans l’œuvre ‘‘J’accuse’’ de Zola. Jusqu’à aujourd’hui, d’ailleurs, il y a beaucoup d’histoires qui incitent leur public à idéaliser la vie quotidienne à travers les intérêts spirituels et socioculturels. À cet égard, 'L’avenir' réalisé par Mia Hansen-Love avec Isabelle Huppert traite de l’émancipation féminine dont 'Nathalie' est porteuse. Tandis que dans les #Films d’action ,un quart d’heure est suffisant pour que les spectateurs se plongent dans l’histoire, ici on attend davantage. Presque une demi-heure et voilà le cadre de ce film amusant. Lumineusement frais, ‘‘L’avenir’’ nous affirme qu’il faut maintenir l’espoir.

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Il faut prendre le soleil avec les nuages.

Mélange un peu mélancolique et davantage philosophique

Attirée par le paradoxe de l’histoire familiale : d’antan idéalisée après le suicide de son grand père, Mia Hansen-Love poursuit son désir de promouvoir un personnage d'héroine à la fois ambivalent et polyvalent dans 'L’avenir'. Cette fois, cependant, c’est une femme pleine de vitalité et de résistance qui aborde la vie. Isabelle Huppert incarne 'Nathalie Chazeaux', l’héroïne qui affronte le vent de sa vie, coûte que coûte. Elle est écrivaine et professeure, chargée d’enseigner l’expérience de penser librement aux étudiants du Lycée Paul Valéry. Parmi eux, 'Fabien', Roman Kolinka, joue un rôle plus important que les autres dans sa vie. Il est beau et intelligent. Combinaison parfaite afin qu’il entre dans son univers personnel.

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En touchant les aspects du divorce et de la mort

En leur lisant des extraits philosophiques, Nathalie invite les lycéens à réfléchir sur la vision philosophique. Le perdant radical du poète et essayiste allemand Hans Magnus Enzensberger est notamment un symbole figuratif par rapport à la jeunesse et l’âme jeune de l’héroïne. Elle reste seule, elle perd aussi sa mère, 'Yvette' (Edith Scob), mais elle va se débrouiller. 'Pandora', le chat, est la compagnie de l’époque perdue.

Pour conclure, si l’art doit être plaisant, l’air de ce film nous amène à trouver l’espérance dans les ouvrages philosophiques mais sans devenir des avatars d’amertume de l’homme. La réalité cinématographique rejoint la vérité des lectures sur le terrain de la philosophie en lançant de l’humour avec un certain détachement. Ça nous fait plaisir. En suivant notamment la vie d’Huppert, on dépasse le premier stade de la fascination afin d’aller au-delà des lectures, pour atteindre la maturité de la liberté. #Cinéma #Education