Miss Peregrine est l'adaptation du roman du même nom de Ransom Riggs. Une belle histoire d'enfants sur le passage à l'age adulte. Le réputé #Tim Burton (Edward aux mains d'argent, Charlie et la chocolaterie, Beetlejuice...) se colle à la réalisation. Il fait un retour remarqué au box-office, après des derniers #Films en dessous de ce dont il nous avait habitué dans le passé. Avec sa filmographie ponctuée d’œuvres cultes signées d'un style et d'une atmosphère atypique et reconnaissable, il a fait ses armes avec un univers influencé par les travaux d'Edgar Allan Poe. Le #Cinéma de Burton perd de son charme au fil des années, le côté poétique tend à disparaître.

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Pourtant, Miss Peregrine semble sonner comme un souffle nouveau dans le cinéma du réalisateur, au vu des ses derniers films. L'histoire nourrit avec nostalgie ces rêves d'aventures qui polluaient notre tête enfant. La mise en scène est propre, mais dans la première partie du film on sent le recyclage de certaines scènes d'Alice au Pays des Merveilles. Néanmoins, la seconde moitié du film amène une vrai identité visuelle.

Un monde merveilleux en manque d'émotion

Si le monde de Miss Peregrine et les enfants particuliers fait envie, l'émotion, malheureusement, y trouve difficilement sa place. La bande-son n'est pas terrible et n'alimente pas le film comme il se doit. Asa Butterfield, révélé par Martin Scorsese dans Hugot Cabret, ne dégage pas grand chose, bien que le rôle lui colle bien.

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Seul Eva Green en Miss Peregrine et Samuel L. Jackson en grand méchant, retiennent notre attention. Ils sont à leur aise dans leur personnage comme toujours et amènent une valeur ajouté non négligeable. Le sujet, bien que chère au réalisateur, qui parle de confiance en soi, d'enfants différents, de magie, d'émerveillement, souffre cependant d'un cruel manque d'émotion. De plus, on ne ressent pas pleinement l'atmosphère, le spectateur, bridé, ne peut rentrer totalement dans cet univers pourtant si attrayant.

Notre avis ?

Une histoire pleine de bonne humeur, teintée de quelques séquences plus sombre, et remplie de bonnes valeurs. Les idées sont là, Tim Burton signe un bon film qui ravira beaucoup de monde. Eva Green est un excellent choix, elle porte le film, faisant de l'ombre au rôle principal d'Asa Butterfield, malgré une présence limitée à l'écran. On attend toujours un retour de cette poésie funeste, de cette atmosphère si pesante, si présente, qui hantait ses meilleures œuvres. Une oeuvre de qualité, familiale, mais encore trop loin du talent de son réalisateur, ce qui nous laisse sur notre faim.