Conséquence du choix exigé par ses puissants membres du Golfe pour enrailler la croissance du pétrole de schiste, à la suite de la résolution de l'Opep de ne pas diminuer sa production, les tarifs pétroliers ce sont écroulés ce vendredi 28 novembre. Après une diminution importante jeudi, dans le sillon de la résolution de l'Opep, le baril s'est encore affaissé.


Le baril (Light Sweet Crude) pour fourniture dès le mois de janvier a reculé de 7,54 $ sur le NY Mercantile Exchange par rapport à la dernière session de cours officielle mercredi 26 novembre, pour se fixer à 66,15 $, niveau le plus bas depuis le mois de septembre 2009.
Le baril de Brent négocié à Londres a franchi le niveau emblématique des 70 $ pour le 1ère fois depuis 4 ans et demi, chutant vers 18h30 (GMT) vendredi jusqu'à 69,78 $ le baril sur l'Intercontinental Exchange Londoniens, sa plus basse cote depuis le 26 mai 2010.


En regard à des tarifs sans cesse en diminution, plusieurs pays de l'Opep réclamaient au cartel la réduction de sa production afin de relancer les cours. Néanmoins les pétromonarchies du Golfe, qui disposent du maximum de réserves financières ont refusé. Avec une idée bien ancrée : endurer des tarifs faibles le temps de ralentir la distribution du pétrole de schiste, plus cher à mettre en production.
« C'est le succès de l'association des pays du Conseil coopératif du Golfe dirigée par l'Arabie saoudite accompagnée du Koweït », disait à l'AFP C. Dembik économiste à Saxo Banque.« Ils possèdent suffisamment de réserves de change pour soutenir un baril bas », mentionne t-il.


Par répercussion, cela dispose l'organisation à contenir sa part de marché, qui était morcelée dernièrement dans d'autres pays, tel que les USA ou la Russie. « A l'heure actuelle il y a de nombreux concurrents et l'OPEP récolte uniquement 30 % de la production globale », a annoncé le ministre du Koweït A. Omair.
Dans l'avenir, « le rôle incontournable devrait être initié par les fournisseurs de pétrole de schiste américains, qui feront face à des problèmes récurrents avec un baril en dessous des 70 $ », en référence aux experts de Commerzbank.
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