Berlin a communiqué ce vendredi 28 novembre son accord pour le rachat de l’allemand Secusmart par la firme canadienne Blackberry. Il s'agit de la société qui a sécurisé le #Smartphone de la chancelière Angela Merkel mise sur écoute par les services d’information américains durant plusieurs années.
Un représentant du ministère de l’Intérieur allemand a précisé lors d’un meeting ponctuel que les inquiétudes sur l’abord de la sécurité évoquées par cette acquisition avaient été écartées au moyen d’une convention spéciale arrangée entre l’Etat allemand et la firme Blackberry.


« À notre avis, le contrat finalisé entre les deux partis revêt de manière complète et satisfaisante les intérêts du #Gouvernement sur l’abord de la sécurisation », a déclaré ce représentant. Secusmart, situé à l’Ouest de Dusseldorf, approvisionne les membres du gouvernement et les fonctionnaires haut placés en smartphones sécurisés par des algorithmes de cryptage. La société est également sollicitée par l’Otan pour sa clientèle.
Berlin, qui avait le pouvoir de bloquer cette acquisition, a en définitive donné son approbation après plusieurs mois de pourparlers en consentant en juillet d’examiner ce rachat.


En 2013, les Allemands avaient été agacés par les confidences d’Edward Snowden à propos des écoutes du smartphone de la chancelière Angela Merkel, menées depuis plusieurs années par la NSA (agence de renseignement américain).
Le gouvernement allemand n’a voulu présenter aucun élément sur l’étendue de l’accord établit avec Blackberry. Le journal Süddeutsche Zeitung, suivi des chaînes télévisuelles régionales (NDR/WDR), ont révélé un accord de non-espionnage, cette disposition prévoirait en outre que les données confidentielles transitant par les téléphones portables des partisans du gouvernement ou ceux des fonctionnaires haut placés ne puissent être divulguées à des agences de renseignements extérieurs.


D’après ces diffuseurs médiatiques, Blackberry accorderait aussi aux services de sécurité germaniques d’avoir accès aux codes sources du SE de Blackberry. L’accord prévoirait entre autre que les failles révélées dans le SE des téléphones portables soient adressées aux agences de sécurité allemandes, déclarent la Süddeutsche Zeitung et NRW/WDR.