La confusion quant à l'avenir de la SNCM cause la préoccupation des petites et moyennes entreprises corses dont l'activité dépend de l'accessibilité du trafic maritime. « Cela fait 30 ans que la SNCM centralise une authentique économie dans son secteur d'activité », mentionne à l'AFP F. Sorba employé maritime sur le port de Propiano : « Elle est à présent menacée ».
Les sociétés insulaires qui écoulent leurs marchandises en Europe sont dans une incertitude totale. « Nous ne sommes pas informés et nous auront des retours dans 6 mois », précise C. Antona, le dirigeant de Corsica Gastronomia, au regard de la période de réflexion envisagée pour la procédure.


Cependant « nous n'avons pas les moyens de revivre la mésaventure de juin et juillet passé », frappée par la grève, exprime le gérant d'une société de confiture et autres fabrications du terroir : « l'économie corse ne s'en remettrait pas ». D. Sialelli qui tient le brasseur Pietra en Corse, consent à cette analyse : « la SNCM à 6 mois d'échéance. La date limite est pour le mois de mai. Si à cette période tous les acteurs ne sont pas du même avis, c'est la condamnation de la Corse. Ce qui s'est déroulé pendant l'été a été très choquant envers les socioprofessionnels, qui cependant ont essayé de contrôler les choses ».


Ces deux entrepreneurs ne conçoivent pas d'intervenir dans le futur de la SNCM. Néanmoins « nous sommes à l'heure actuelle dans une période d'inquiétude extrême », répondent-ils. D'ici peu de temps, les fournisseurs de clémentines, déjà enclins aux intempéries qui s'abattent sur l'île de Beauté depuis cette fin de semaine, redoutent terriblement une manifestation de grève.


La crainte de toucher le fond



« Dans ces circonstances, ce sera nous qui toucherons le fond. La filière ne supportera pas cela. C'est l'unique période dans laquelle nous pouvons produire », répond inquiet J.M Mancel qui travaille dans la production (la Plaine Orientale). M. Santunione constructeur dans le bâtiment a depuis anticipé le problème en doublant ses livraisons, mais la menace d'une coupure d'approvisionnement ou de liquidité est toujours présente, comme dans la profession en général.
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