Le gouvernement camerounais s'était donné jusqu'au 24 décembre 2014 pour convaincre les populations locales et les opérateurs économiques à qui il demandait de l'argent pour ses projets dits "structurants". Le 16 décembre 2014, au cours d'un entretien avec la presse, le ministre des finances, Alamine Ousmane Mey, avait fait quelques mises au point.

Et rappelé que l'opération en cours était la troisième lancée par son gouvernement, les deux premières expériences ayant connu un franc succès auprès des destinataires. Selon le gouvernement camerounais, cette troisième application, qui rentre dans le cadre du Document Stratégique pour la Croissance et l'Emploi (DSCE), devrait redonner une véritable bouffée d'oxygène à l'#Investissement public.

L'endettement public, selon les normes édictées dans la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEMAC), est fixé à un plafond de 70% du PIB.

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Celui du Cameroun ne l'était qu'à hauteur de 52%, constituant ainsi l'un des agrégats les plus favorables à l'emprunt dans la région. L'Etat camerounais peut donc se permettre d'emprunter des fonds afin d'investir et de créer de la richesse nouvelle.

153 milliards de francs CFA pour les infrastructures

Des mesures ont été prises auprès de la banque centrale pour que les engagements contractés pour cette année soient respectés à la fin de l'opération fixée la veille de Noël. Une date butoir qui pouvait être modifiée au gré de la cagnotte engrangée et des besoins encore estimés. Néanmoins, l'État du Cameroun s'en est sorti avec la bagatelle de 153 milliards de francs CFA, soit un surplus de 3 milliards par rapport à la somme espérée de 150 milliards.

Cet emprunt obligataire de grande ampleur, qui avait été lancé le 25 novembre 2014 depuis la capitale camerounaise Douala par le ministre des finances, permettra d'achever des travaux déjà lancés, notamment en ce qui concerne la construction d'infrastructures routières, portuaires et énergétiques.

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De leur côté, les prêteurs vont bénéficier d'un taux d'intérêt nominal de 5,5% net à percevoir chaque année, jusqu'en 2019. #Finance