La société Fimalac de Marc Ladreit de Lacharrière a communiqué vendredi sur sa cession de 30 % de l'agence de notation Fitch Ratings au bénéfice de Hearst, l'éditeur américain qui en disposait déjà de 50%. Cette opération très profitable lui permettra de propulser son offensive digitale. 

Fimalac, qui signifie "Financière Marc de Lacharrière", va débloquer l'équivalent de 1,58 milliard d'euros de dollars du Fitch Group au profit de Hearst, a annoncé dans une publication la société de portefeuille. Hearst, un véritable éditeur américain qui possède de solides positions à travers la presse écrite (magazines, quotidiens, hebdomadaires), des publications spécialisées, la télévision, des diversifications dans l'Internet, dans les nouveaux médias, va accroître son emprise de 50 % à 80 % sur le capital de Fitch Group. Il en prend ainsi le contrôle.


Malgré tout, Fimalac demeure propriétaire de 20 % de l'institut de notation. Selon un communiqué, Marc Ladreit de Lacharrière conservera son titre de président du conseil administratif jusqu'en 2020. Fimalac précise de plus qu'il devrait poursuivre l'exercice de droits importants sur la stratégie de Fitch, sa gestion et son contrôle.

Une plus value importante

« Les décisions soumises au conseil administratif, les plus importantes de Fitch Group (acquisitions, changement de politique de dividendes, cession et fusion de l'entreprise ou sa filiale, modification des statuts) nécessiteront l'obtention de l'agrément de Fimalac », souligne la holding.  #Finance #Investissement

Cette opération est particulièrement fructueuse pour la société de portefeuille qui valorise Fitch Group de +6,5 milliards $ (5,25 milliards €), ce qui correspond « à peu près à 7 fois le chiffre d'affaires » de la société (981,7 millions $).


La transaction permettrait un dégagement de trésorerie nette d'environ 1,56 milliard €, après calcul de l'impôt sur la plus value. Ce prix aura un ajustement à la marge dès la finalisation de l'opération, en considérant les résultats opérationnels définitifs 2014 de Fitch Group, de son endettement net lors de la réalisation transactionnelle : elle demeure « conditionnée aux autorisations administratives et réglementaires usuelles et nécessiterait de la sorte une finalisation que dans les mois prochains », a souligné Fimalac.