Le patronat occupe les pavés de Paris, alors que les travailleurs battent le pavé de "Pôle Emploi". Les patrons veulent plus de liberté : celle entre autre de procéder à des embauches de 20 heures par semaine modulables selon leurs cahiers de commandes! Ils veulent moins de charges afin d'être plus compétitifs, ils veulent toujours plus de faveurs!

Ce qu'ils désirent, c'est l'entière liberté sur le devenir professionnel de ceux qu'ils embauchent, tout comme le font les Etats-Unis aujourd'hui. L'Europe s'appuie en fait sur le modèle américain où tu embauches le matin et où tu fait ton carton le soir, sans préavis, sans rien d'autre que tes yeux pour pleurer.

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Depuis que la dictature de Bruxelles imprime sa patte sur tout ce qui touche les nations européennes, le syndicalisme est devenu un vieillard édenté et le patronat un loup affamé. Combien de temps faudra-t-il pour revenir à l'époque de "Germinal"?

Nous avons perdu nos emplois, notre notoriété industrielle au détriment des "nations émergentes" qui raflent tous les marchés, nen n'ayant pas notre niveau salarial et sécuritaire. L'Europe décadente actuelle tire vers le bas tout ce qu'elle ne peut pas rejoindre, ce qui était prévisible.

Le patronat s'énerve et descend dans la rue! Soit! Mais pourquoi le fait-il? Pour avoir la main mise sur l'appareil productif national, au détriment de la véritable valeur ajoutée nationale. Peu à peu disparaissent tous les acquis sociaux qui nous ont été donnés suite à la lutte engagée de personnes dont le nom demeure encore en haut des affiches.

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Jean Jaurès est l'un d'eux.

La flexibilité est un leurre destiné à cacher la vérité sur la volonté patronale d'anéantir ce qui encore aujourd'hui le musèle trop fortement à son goût. Le gouvernement socialiste qui se devait être le garant de l'avenir salarial en France a peu à peu enfoncé le clou de la dérive en cédant aux pressions de Bruxelles dont le seul mot d'ordre est : ECONOMIES! Cela tue le marché du travail, les salaires diminuent quand il existe encore de l'embauche et les charges deviennent de plus en plus lourdes, contraignant le patronat à augmenter un peu plus la pression sur les travailleurs.

Le monde à changé, c'est indéniable, mais ce qui est perturbant, c'est l'inversion des rôles : le patronat exprimant sa colère et ses craintes face à la pression économique mondialiste, voulue par le Grand Capital et la Haute #Finance. Mais la mondialisation n'est pas arrivée comme un cheveu sur la soupe, elle a été longuement étudiée et aujourd'hui, elle est montrée comme ce qu'elle est véritablement : une dictature à tous les niveau!

Les dirigeants mondialistes s'imaginent, tout comme l'auront fait avant eux leurs prédécesseurs, que le monde du travail se doit d'être l'asservissement de ceux qui produisent la richesse mondiale.

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Ils vont peut-être déchanter, et cela plus vite que prévu. A ventre vide il n'est pas d'oreille! Les beaux discours cesseront d'être entendus un jour ou l'autre. Viendra le retour des grèves de 1968 ou tout un peuple pris le pouvoir sur le Pouvoir, et fit reculer le "Général" et les chars de Massu.

Il est des dictons magnifiques d'un lyrisme fabuleux : tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse, ou encore à trop tirer sur la ficelle... etc...etc!