L'année finit dans le noir pour la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras, une société prédominante au Brésil. Elle est impliquée dans un scandale retentissant de corruption qui entache certains partis politiques, notamment le Parti des travailleurs actuellement au pouvoir. Le tout dans une atmosphère de dépression des cours du brut.

Le procureur général Rodrigo Janot a estimé « que le changement absolu de direction est impératif » pour que l'entreprise retrouve sa cohérence. Dans ce contexte de dissimulation, l'opposition a demandé la destitution de la présidente Graça Foster. Entre 2009 et 2011, elle avait été mise en cause pour détournement des termes de contrats, par Venina Fonseca, une ancienne dirigeante. Néanmoins Graça Foster a affirmé mercredi que la direction dans sa totalité demeurerait en disponibilité étant donné le soutien reçu de Dilma Roussef, la présidente du Brésil. « A ce jour je me présente comme la présidente de la compagnie Petrobras, à partir du moment où la présidente m'accorde sa confiance en soutenant ma position de rester à la tête de la société », a confirmé Graça Foster qui s'est justifiée de ses entretiens répétés avec la chef de l'Etat pour rejeter la possibilité d'une démission.

Des dessous-de-table pour du blanchiment

La compagnie Petrobras a mis en place une enquête visant les fonctionnaires haut placé en embauchant des détectives privés ayant pour objectif « la fouille des armoires, le passage au crible des papiers dans leur intégralité, le transport de leurs PC, leurs smartphones et tablettes », s'est félicitée Graça Foster face à la presse de Rio.

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Le scandale a pris une ampleur importante dans une atmosphère de campagne présidentielle qui a abouti à la réélection de Dilma Rousseff comme chef de l'Etat. Cependant sa réputation n'a pas été écornée par cette histoire si l'on en croit un sondage réalisé mercredi par l'institut Ibope qui lui concédait une popularité en augmentation de 4 points, à 52%, alors que la cote de son gouvernement passait de 38% à 40%.