Les dates ont été soigneusement choisies pour avoir un impact maximum, c'est donc les 18 et 19 décembre que les routiers ont programmé leurs différents blocages.

Au menu en ces jours de préparation de fêtes : opérations escargots, blocage des routes, mais aussi et surtout blocage des entrepôts, notamment Rungis. C'est donc la région parisienne qui devrait être la plus fortement touchée par cette grève de la branche transport, mais aucune grande ville ne sera épargnée.

La CFDT a programmé cette action "coup de poing" jugeant que la politique patronale l'y force pour obtenir une augmentation des salaires (assortie d'un 13è mois) de tout le secteur des transports, une meilleure protection sociale des salariés de la branche ainsi qu'une grille des frais de déplacement plus cohérente.

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Ce à quoi la FNTR répond que cette demande n'est pas réalisable, ni même envisageable en raison des trop faibles marges du secteur et des difficultés des entreprises de transport. Hors de question, dans ces conditions, de revoir les salaires à la hausse, fut-ce des 100 € nets exigés par les routiers.

Au cas où l'action de ces deux jours n'aurait pas la portée souhaitée, une nouvelle grève est dores et déjà annoncée, cette fois-ci à la demande de la CGT, pour les 18 et 19 janvier 2015. Ces dates n'ont encore pas été décidées au hasard puisque ce sont les veilles de la clôture des négociations salariales. Un menu chargé pour cette fin d'année, où les escargots auront très certainement un goût un peu amer, et un début 2015 qui s'annonce ralenti.

Ce 19 décembre, jour de départ en vacances, on doit donc s'attendre en plus à des perturbations importantes sur les routes.

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Les "escargots" vont considérablement ralentir un trafic déjà mal en point, il faudra donc s'armer de patience. Quant aux entrepôts tels que Rungis, les accès devraient en être entièrement bloqués, freinant ainsi les approvisionnements de Noël. C'est, selon la CFDT et la CGT, le seul moyen de faire valoir les droits des salariés de la branche transport.

La FNTR va-t-elle entendre le SOS d'un secteur en détresse ? #Gouvernement