La crise n’a décidément pas épargné les grandes enseignes de vêtements, tant en Belgique, en France ou même aux Etats-Unis. La dernière en date à risquer de mettre la clé sous le paillasson ? Mexx, la chaîne qui possède plus de 300 #Magasins en Europe. Le tribunal d’Amsterdam a déclaré la faillite ce jeudi, plongeant les 1500 employés de la marque dans l’incertitude. "Nous cherchons des candidats repreneurs", a déclaré Frits Kemp, le curateur de la marque. En attendant une éventuelle reprise ou restructuration, les magasins resteront ouverts. Mais pour combien de temps ? En effet, Mexx n’est pas la seule marque de vêtements à être en difficulté. Mer du Nord, griffe féminine belge dirigée par Luc Duchêne, avait demandé il y a quelques semaines une réorganisation judiciaire alors même qu’une restructuration licenciant 24 employés avait été effectuée début juillet, histoire de limiter les pertes financières astronomiques de la marque. Mais c’est pour finir une autre chaîne vestimentaire, Les Bourgeoises, qui reprendra les sept boutiques de la marque. "Il y a beaucoup de travail en vue, mais aussi, j’en suis convaincu, une opportunité de redémarrage évidente. Et j’ai pris à cet égard des engagements forts envers le personnel, 17 personnes pleines de talent, et j’envisage déjà des réouvertures avec à la clé des réembauches… ", a expliqué le jeune patron Pascal Yefet.

Du côté de la vente en ligne, le constat est le même : les clients ne se pressent plus au portillon. Le site Cameleon, branche de la firme Famous Clothes, a également frôlé le pire. La boutique en ligne a vu trop grand en se lançant sur le marché il y a quelques années. Elle n’a pas su gérer sa croissance trop rapide et s’est retrouvée incapable de satisfaire les clients, les actionnaires et les fournisseurs en même temps. Résultat : sa dette s’est élevée à 24,5 millions d’euros auprès des fournisseurs et des banques. Heureusement pour ses patrons, le tribunal du commerce de Bruxelles vient tout juste de donner son feu vert pour le plan de réorganisation judiciaire de la marque, la mettant pour l'instant à l’abri de ses créanciers.

Abercrombie sur le fil

Il n’y a pas qu’en Europe où l’industrie du textile souffre. Aux Etats-Unis, un géant du prêt-à-porter pour adolescents s’apprête à adopter une toute nouvelle stratégie de vente pour tenter de sauver les meubles. Abercrombie & Fitch, autrefois fantasme vestimentaire des jeunes (et des moins jeunes), a annoncé il y a quelques semaines que la marque allait retirer de ses célèbres pulls à capuche les logos A&F, ainsi que l’élan qui symbolisait la marque, des futures collections en Amérique du Nord… À force d’appliquer leur logo à tout-va sans plus se préoccuper de l’aspect esthétique et des tendances, les pulls à capuche s’empilent sans fin dans les rayons des magasins sans trouver preneur ! Ce qui plonge Abercrombie et Fitch dans une situation de plus en plus difficile à tenir : le groupe a annoncé avoir fait 10% de ventes en moins ce dernier trimestre. L'heure est plus que jamais à la remise en question, avant qu'il ne soit trop tard pour certains. #Mode