La nouvelle est tombée ce matin : un avion de ligne a une nouvelle fois disparu des écrans radars. Le vol QZ8501 de la compagnie AirAsia, parti de Surabaya pour Singapour, n’a plus donné signe de vie alors qu’il n’était qu’à mi-chemin de sa destination. Qu’est-il donc arrivé aux 155 passagers et aux sept membres de l’équipage? À l’heure actuelle, les autorités et la compagnie aérienne ont suspendu les recherches dans l’océan indien à la nuit tombée, mais elles devraient reprendre dans les prochaines heures. Du côté des enquêteurs, les causes du probable crash semblent encore floues : serait-ce à cause de la mauvaise météo ? Les premières hypothèses semblent le confirmer, d’autant plus que le pilote de l’avion avait demandé, quelques temps avant de disparaître, de changer de route en raison du mauvais temps. Le ministre indonésien a confirmé que l’Airbus souhaitait passer de 32.000 à 38.000 pieds pour éviter une masse nuageuse menaçante. L’appareil aurait-il pu également être victime d'un problème technique? AirAsia, compagnie malaisienne low cost détenue en partie par des Thaïlandais, assure que l’Airbus A320-200 avait été révisé le 16 novembre dernier, et qu’il ne présentait donc aucun défaut de sécurité.

Le troisième crash d'une série noire

Il semble pourtant presqu’impossible de croire à une énième coïncidence, au vu de l’année noire que vient subir la Malaisie et son aviation. Difficle de ne pas s’en souvenir : deux avions de la compagnie Malaysia Airlines se sont crashés cette année, dans des circonstances particulièrement tragiques. Le premier, le vol MH370, a littéralement disparu dans l’océan indien en mars dernier, ne laissant aucun indice sur ses derniers moments, ou sur ce qui aurait pu arriver aux passagers. Les hypothèses se sont multipliées à l’époque, en même temps que les recherches : détournement terroriste, scénario dans le style de la série « Lost »… À l’heure actuelle, il est pratiquement certain que l’avion s’est abîmé en mer, laissant les proches des victimes dans l’interminable attente d’une quelconque nouvelle découverte. Quant au second avion, le vol MH17, il s’était crashé lorsqu’il survolait les zones de combat dans l’est de l’Ukraine. De ce côté-là aussi, toute la lumière n’a pas été fait sur ce drame : qui des forces ukrainiennes ou des pro-russes ont tiré le missile aérien qui a abattu l’avion ? Les deux camps continuent à se jeter la pierre, sans apporter de preuves à l’enquête.

La compagnie aérienne dans le rouge

Autant dire que la Malaysia Airlines n’avait pas besoin de ce nouveau probable crash pour terminer l’année sur une catastrophe.

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La compagnie aérienne avait annoncé il y a deux jours à peine qu’elle disparaîtrait définitivement de la bourse le 31 décembre. Les raisons sont simples à deviner : après la perte de deux de ses appareils et du coût astronomique des enquêtes qui ont été menées, l’entreprise a sombré dans le rouge et les passagers la fuyant, la faillite était proche. Malaysia Airlines annonce donc une réorganisation drastique, histoire d’éviter... un crash très probable.