La décision aurait dû être soumise ce 19 décembre par le président de la République qui doit porter son choix sur la désignation du prétendant à la présidence de l'Arcep. Les termes du mandat de l'actuel président arrivant à échéance le 3 janvier 2015.
Le propos était au centre des débats ce 16 décembre durant lesquels était tenue la cérémonie de fin de mandat du président Silicani.
Les opérateurs l'ont fréquemment désapprouvé, néanmoins il a tout de même reçu les salutations sincères du ministre de l'Economie Emmanuel Macron. Ce dernier a honoré « sa constance efficace », son « ressort » et sa « passion pour la démocratie », s'est-il exprimé accompagné de deux experts sur les sujets digitaux, qui ont leur place en tant que parlementaires : le député Christian Paul au PS et le sénateur Bruno Retailleau à l'UMP.


Le ministre de l'Economie affirme ne pas être informé sur la personne du prochain président de l'Arcep, cependant il s'est quand même exprimé sur les compétences rattachées à la fonction de régulateur. Un investissement devant mener à bien plusieurs chantiers importants, qui regroupent la mise sur le marché d'une offre de fréquences 700 Mhz attachée à la seconde « division numérique », la répartition de la 4G mobile (très haut débit) en outre-mer, un projet de régulation du fixe à très haut débit et le développement de l'Internet digital pour le « wearable computing ». En somme, un régulateur qui sera interactif « dans cet univers de l'innovation numérique ».
« Objectivement le président de l'Arcep à venir sera différent » a énoncé le ministre de l'Economie, en s'inclinant en direction de Mr Silicani. « Il sera doté de certaines compétences, que vous possédez : avoir un point de vue fondé sur les télécoms, rechercher de nouveaux centres d'investissement destinés au secteur, être visionnaire dans l'économie digitale en possédant une aptitude à l'échange avec les acteurs ».



Fiscalité contre technologie

Cela revient-il à considérer que le président à venir de l'Arcep ne représentera pas un conseiller d'Etat ? Rien n'est moins sûr. En considérant les données filtrées par l'Elysée, deux profils sont en ligne de compte : un X-Télécom approuvé par Bercy et un conseiller d'Etat. Ce dernier se nomerait Pierre Collin. Il a participé à la rédaction d'un rapport sur la fiscalité du digital, très remarquable, accompagné du co-auteur Nicolas Colin. Un rapport présenté en janvier 2013 au public. Il est aujourd'hui au cabinet Michel Sapin (ministère des Finances) en tant que conseillé expert fiscalité.


Profilant le X-Télécom c'est le conseiller actuel rattaché au ministère de la Culture, de la communication, avec à son actif l'an dernier, la direction du cabinet de l'Economie numérique. De part son cursus d'ingénieur en chef (Corps des mines) il est un habitué du secteur des télécommunications et de l'Arcep, dans laquelle il a orienté la section « Marche mobile » et ensuite la régulation sur le haut débit. Il rejoindra plus tard l'Autorité de la concurrence.
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