Takata, l'équipementier #Automobile japonais, a annoncé ce mercredi 24 décembre la démission de Stefan Stocker, le président de la société de pièces automobiles, en charge des transactions. Plusieurs responsables écoperont d'une réduction de salaire significative. L'actuel dirigeant du conseil d'administration, le petit-fils du concepteur, Shigehisa Takada, recouvrira ses fonctions dans le but « de mieux répondre à la demande » en crise « en dépêchant une objectivité stratégique », écrit Takata dans une publication. 

Dans cette gageure restructurante, le responsable attitré du conseil administratif verra une diminution de ses appointements de 50% durant quatre mois. Le suisse Stephan Stocker qui prolongera sa présence au conseil, subira une perte de 30% des ses émoluments. Seront de même concernés par la mesure trois dirigeants qui observeront une baisse de 20% de leurs rémunérations, durant la même période.


Au cours d'une déclaration ciblée, l'équipementier automobile renouvelle « ses regrets les plus solennels » aux familles des victimes, cinq enregistrées à ce jour dont quatre aux Etats-Unis plus une en Malaisie. « Sans oublier les blessures qu'ont subies ceux dont la défaillance de leurs coussins a été manifeste ».
Dans l'angoisse depuis plusieurs mois, le concepteur d'airbags, l'un des fournisseurs les plus importants dans le globe, est visé par une enquête. Le système pénal serait sollicité par le recours de certaines de plaintes aux Etats-Unis. Takata est poursuivi pour avoir dissimulé un défaut durant des années. 

Au-delà de l'ampleur dévastatrice de cette opération à l'égard de son image, l'équipementier nippon a subi des pertes considérables en voyant son titre s'effondrer de plus de 50% sur les cours de Tokyo en 2014.

Commercialisés dès 2000, les airbags déficients de Takata explosent en projetant des fragments métalliques et plastiques en direction des passagers. La défaillance est alors constatée dans une exposition humide de l'agent gonfleur employé - le nitrate ammonium - qui se détériore lors d'un contact humide excessif. 

Ce sont vingt millions de véhicules répartis sur une douzaine de firmes, avec un nombre important en Amérique (Nord), qui ont nécessité un rapatriement au garage. Des révisions sont envisagées ou le cas échéant, des échanges. Cette déclaration intervient quelques temps après le communiqué d'un courrier exposé dans quatre quotidiens américains et trois Outre-Rhin.

« Nous sommes informés des déconvenues qui touchent le public et en faisons acte », mentionnait Takata en réponse aux critiques dans sa résolution de la crise.