La réduction nécessaire de la dette abyssale grecque sera sur la sellette ces prochains mois en dépit du vainqueur aux législatives du dimanche 25 janvier. Une perspective qui laisse perplexe les représentants européens. Le scénario d'une exclusion de la Grèce de la zone euro resurgit ces derniers temps dans les débats, et est jugé invraisemblable par certains spécialistes. Cependant en laissant une possible prolongation du processus d'aide, se pose l'interrogation de la durabilité de la dette s'émargeant à cent soixante-dix-sept pourcents du PIB (produit intérieur brut) en 2014.

Le dirigeant du parti Syriza de gauche radicale, Alexis Tsipras, souhaite dans le cas de son élection mettre fin à l'austérité en espérant une restructuration en masse de la dette. Une position qui alarme certaines capitales d'Europe.

Athènes existe depuis 2010 par perfusion des créances de ses financiers internationaux dont la décision a été de lui avancer environ 240 milliards d'euros, en contrepartie d'une austérité radicale. La majeure partie de la dette grecque est détenue par les pays appartenant à la zone euro, de manière directe ou au moyen du FESF (Fonds Européen Stabilité Financière).

"La Grèce devrait être en mesure de respecter ses accords", a averti à maintes reprises Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances. Alexander Stubb, Premier ministre finlandais, a affirmé qu'il défendrait une solide résistance envers toute volonté de liquidation de la dette grecque.

En supposant que l'option d'annulation n'est en ce moment pas à l'affiche, de nombreux économistes défendent au minimum un aménagement. En effet "la dette est tellement haute que le gouvernement à venir ne pourra pas continuer à assurer son remboursement", explique un professeur économiste, Paul de Grauwe (London School Economics). #Union Européenne #Finance

Une marge financière restreinte

L'interrogation n'est pas récente. Depuis novembre 2012 les politiques financières dans la zone euro abordaient des mesures complémentaires dans le but "de diminuer rationnellement et durablement le ratio dette de la Grèce", dans le cas où le pays arriverait à émarger un "résidu budgétaire primaire", en quelque sorte hors service à la dette.