1 000 milliards d'euros. Tel est le montant de rachat des dettes publiques et privées européennes indiqué par Mario Draghi - président de la Banque Centrale Européenne - ce jeudi 22 janvier.

C'est désormais officiel. La BCE a annoncé son plan de relance économique pour cette nouvelle année. Dès le mois de mars, et ce jusqu'en septembre 2016, la BCE récupèrera jusqu'à 60 milliards d'euros de dettes par mois. L'arme anticrise de l'institution sera bel et bien utilisée. Déflation, faible croissance, baisse des prix et chômage sont les points cruciaux sur lesquels la banque européenne souhaite agir durant ces 18 mois. L'obejctif étant d'éloigner l'Europe d'une nouvelle crise.

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Auparavant, l'Italie et la Grèce avaient déjà été épaulées par la BCE.

Dans ce cas, pourquoi en faire profiter les autres pays de la zone euro que maintenant ? Tout simplement parce que le traité de Maastricht prévoit une principale mission pour la BCE qui n'est autre que maintenir l'inflation autour de 2% environ par an. Mais surtout, elle doit rester indépendante des pouvoirs publics. Toutefois, au vu de la situation économique de l'Europe aujourd'hui, l'institution a décidé qu'il était grand temps de mettre la main à la pâte. En effet, l'instrument de jeu sur l'inflation ne fonctionne plus.

Bien que l'Allemagne, très attachée à l'inflation, ne souhaitait pas en arriver jusque là, la #Banque Centrale européenne adoptera la technique de l'assouplissement quantitatif.

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Jamais utilisée en Europe, cela consistera à effectuer un rachat massif de titres de dettes privées et de dettes d'Etat sur les marchés financiers. Pour parvenir à ses fins, la BCE devra faire tourner les planches à billets et créer de l'argent. En masse. Cependant, il n'y aura pas que la Banque centrale européenne qui agira. Les banques centrales nationales, des 19 pays de la zone euro, aussi. 20% des titres achetés seront soumis au partage des risques. Les 80% restants seront supportés par les banques centrales nationales. Ces dernières achèteront les titres de leurs pays respectifs et en supporteront les risques éventuels.

« Il faut que les gouvernements et la Commission européenne agissent. La politique monétaire peut créer les bases pour la croissance, mais pour que la croissance s'affermisse il faut de l'investissement » confie le président, Mario Draghi. En d'autres termes, ce sera aux politiques d'en favoriser les conditions.

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaires internationale, réagit dans un communiqué : « Il reste essentiel que cette politique accommodante soit soutenue au bon moment par de vastes mesures politiques dans d'autres domaines, surtout des réformes structurelles destinées à doper le potentiel de croissance ».

Suite à l'annonce de la BCE, l'euro a connu une chute immédiate ce jeudi après-midi. La monnaie unique européenne valait 1,1375 dollar vers 17h45. Son niveau le plus bas depuis début septembre 2003, selon le Huffingtonpost. #Crise économique