Oublions quelques secondes les menaces terroristes, le chômage et la baisse du pouvoir d'achat pour nous concentrer sur ce qui va bien : le sexe ! On a beau nous rebattre les oreilles avec la crise, l'optimisme doit rester de mise. Certes, l'économie rame… Mais l'industrie du sexe ne s'est jamais aussi bien portée, notamment grâce à l'essor des ventes de sex toys, de plus en plus innovants et audacieux. Et si les rabbits et autres canards vibrants connaissent un tel succès, c'est en partie parce que le sexe se nourrit de la crise.

Difficile de trouver plus économique qu'une partie de jambes en l'air ! Les Anglais l'ont bien compris.

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Selon un sondage publié en 2011, 37% des Britanniques ont élu le sexe comme passe-temps favori en temps de #Crise économique. So hot, les Anglais !

Co-fondatrice de Babeland, un sex-shop haut de gamme new-yorkais, Claire Cavanah confirme que son chiffre d'affaire est en hausse continuelle, et ce depuis presque 5 ans. Pour les Américains, cette bonne santé sexuelle généralisée serait aussi due à un phénomène appelé le « réflexe du nid », c'est-à-dire le fait de se réfugier dans son lit face à la morosité ambiante.

En 2012, la ville de Valence ose avec la création d'une Académie du sexe. Objectif : former au métier de péripatéticienne en délivrant des cours théoriques (histoire et positions du kama-sutra…) mais aussi pratiques (utilisation de sex toys etc.) pour une centaine d'euros la semaine de formation.

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Un métier d'avenir dans un pays où 50% des moins de 25 ans sont au chômage. Sans scrupule, l'Académie allait jusqu'à alpaguer les futures étudiants et étudiantes en distribuant des tracts devant les universités ! Mais on parle désormais d'elle au passé. Dans le collimateur de la justice, cette école hors du commun a finalement dû se résoudre à fermer ses portes. L'incitation à la prostitution n'aurait pas été bien acceptée, dans une Espagne majoritairement catholique…

La hausse des ventes de préservatifs vient soutenir ces observations. Facile à dire, alors que vous culpabilisez à l'idée de débourser dix euros pour une place de ciné ? Rappelons qu'une boîte de douze préservatifs coûte en moyenne 8,50 euros. Et puis, le plaisir, ça n'a pas de prix…