Un employé au SMIC gagnera 8 euros de plus par mois en 2015. C'est l'annonce faite par le #Gouvernement qui prévoit une progression de 0,8 % pour le salaire minimum à partir du 1er janvier. Sans toutefois concéder « le coup de pouce » revendiqué par certains syndicats.
« Par exécution des processus légaux de revendication, le barème horaire du SMIC sera levé, au 1er janvier 2015 à 9,61 euros sur une base brute, contre 9,53 euros le 1er janvier 2014, à savoir 1457,52 euros bruts mensuels », a fait part le ministre du travail François Rebsamen dans une publication. Cette mesure fixera le salaire net mensuel à 1136,72 euros au lieu des 1128,70 euros précédemment fixés, a souligné le ministre. En constatant une progression de 8,02 euros.


« Les salariés approuveront », s'est exprimée Agnès Le Bot de la CGT. Elle était participante au CNNC (Commission nationale de la négociation collective) durant laquelle l'annonce de la revalorisation a été faite par Monsieur Rebsamen. Ce sont 1 700 euros bruts que revendique son syndicat.
« Le coup de pouce » sollicité par quatre organisations syndicales qui représentent 70 % des salariés, n'a pas trouvé preneur, s'est-elle désolée en faisant mention à la CFTC, CGT, CFE-CGC et FO.
De côté de Force Ouvrière, idem, les choses ne vont pas en s'arrangeant. « Dans l'ensemble nous sommes désabusés », a annoncé Marie-Alice Médeuf-Andrieu à l'AFP. Cette dernière a l'impression que les entreprises sont favorisées par le gouvernement qui veut donner des assentiments à Bruxelles. De son point de vue, un coup de pouce à l'égard des salariés aurait relancé un système dynamique de revalorisation des salaires.


Michel Sapin, Ministre des Finances, aurait averti au début du mois « qu'il n'y aurait pas de coup de pouce ». « Nous n'allons pas investir nos efforts pour que les entreprises soient en mesure de maîtriser leurs coûts et à l'inverse les faire augmenter indifféremment pour ces entreprises dans la généralité », décrivait-il.
Dans cette optique par l'exercice du Pacte de responsabilité le gouvernement a programmé en 2015 des diminutions des cotisations patronales selon la conjoncture du SMIC.
Mme Le Bot a mis en doute « l'attitude du gouvernement qui se positionne dans un attachement du dogme du coût de l'emploi ». Des allègements de cotisations faisaient de même partis des prévisions de l'exécutif au bénéfice des employés touchant de 1 à 1,3 SMIC. Cependant cette mesure a été rejetée par le Conseil constitutionnel, celle-ci devant s'appliquer à partir du 1er janvier 2015.