Quand la relance ne se fait pas contre toute attente, il faut employer les grands moyens.

Parce que la zone euro est de nouveau prise dans la tourmente, une conférence de presse donnée par Mario Draghi, ce jeudi, à Franckort, est fortement et impatiemment attendue. Cette réunion, déjà qualifiée d'historique, se tiendra juste après la réunion du Conseil de Gouverneurs de la B.C.E (Banque Centrale Européenne).

La réalité d'une situation inerte concernant l'incapacité de croissance en zone euro est le vecteur d'actions conjuguées entre la B.C.E et le F.M.I dans lequelles la patronne, Christine Lagarde, met son grain de sel.

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En quoi cette réunion s'avère historique? C'est une première, qui met en lumière une action phare par le biais du rachat massif (sans limites) des dettes d'Etats, pour essayer de relancer la croissance de la zone euro toujours en berne. Toutefois, si le programme est annoncé, la mesure a déjà été annoncée à maintes reprises mais est demeurée sans effet. À qui la faute?

Ce programme serait établi sur la base d'un assouplissement quantitatif utilisé par les Etats-Unis, par le Royaume-Unis, par le Japon. En bref, le "Q.E." est l'équivalent d'une planche à billets activée par le processus du rachat des dettes d'Etat, l'injection d'une "nouvelle monnaie" désapprouvée par les termes du Traité de Maastricht. Cette façon de procéder tendant à ressembler fortement au financement monétaires des Etats.

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À cet effet, la B.C.E est prise entre marteau et enclume, suite à l'attitude de l'Allemagne, et elle se trouve en situation de pression maximale devant l'impatience des nations qui attendent la dépréciation de l'euro avant de relancer la machine économique. N'est-ce pas encourir le danger de voir tout un pan économique s'effondrer? Sera-t-il suffisant aussi?

Christine Lagarde encourage la B.C.E dans l'entreprise d'une "mutualisation" des moyens (?) au sein de la zone euro, clouant ainsi le bec à la Chancelière allemande, fortement opposée à cette gymnastique jugée malvenue en ces temps de crise. Mais à qui va profiter l'inertie actuelle si ce n'est aux petits épargnants totalement dépassés? Il est temps que les Etats reprennent leur liberté face à cette hydre financière qui ne joue que pour ses intérêts et non pour l'économie. Pensée fausse dans son intégralité, s'il n'est plus d'économie, les finances tomberont alors.

À qui profitera le crime?

Paris ouverts? Il ressortirait de cette action, selon les initiés, une fragilisation de la "Structure de l'Eurosystème" basée sur cette mutualisation.

Il serait peut-être judicieux de s'interroger sur le bien-fondé du maintient de la monnaie unique en considérant les résultats affichés, qui se situe à un fiasco général constaté, les Etats englués dans cette monnaie unique affichant clairement leur déclin économique, et la pauvreté accentuée des peuples européens.

#Union Européenne #Crise économique