Objectivement, la récupération d'une franchise est bien plus rassurante que sa fondation. Une opération à planifier minutieusement. En finançant une affaire qui rapporte, le repreneur gagne la clientèle, l'organisation et les effectifs mis en place, mais aussi la notoriété. En considérant que la dépendance d'un point de distribution à une enseigne procure la garantie d'un label accompagné d'un savoir faire reconnu.


Ainsi la reprise d'un distributeur existant se montre moins risqué qu'une fondation. En référence à l'APCE le barème de performance sur 3 ans s'élève à 73 % concernant les reprises, moyennant 62 % dans les créations. A l'Agence pour la création de l'entreprise, on affirme que le financement des reprises est plus facile que les fondations. L'historique de la société rassure en effet les banques par ses comptes de résultat et ses bilans. Les financeurs sont plus conciliants dans le déblocage de fonds pour ce genre de projet. Le banquier rattaché à l'affaire est fréquemment intéressé par le financement du repreneur afin de le conserver en tant que client.


Néanmoins cette sécurité a une compensation. Pour une enseigne donnée, l'#Investissement de lancement pour la reprise d'un centre de distribution est supérieur de minimum 30% comparé à celui d'une fondation. Pour quelle raison ? Le repreneur n'est pas seulement tenu de régler un droit d'accès pour le réseau, des travaux pour l'agencement et un droit au bail. Il doit aussi financer le fonds de commerce appartenant au cédant : les clients et les stocks. Cette action doit se marchander minutieusement, en consultant l'avis de spécialistes. Il est nécessaire de veiller à correctement chiffrer la valeur du fonds de commerce. Effectivement le repreneur ne se contente pas d'acquérir uniquement un bilan, traduisant le passé, il paie également et principalement pour un potentiel de développement, traduisant l'avenir, tel qu'en témoigne Christian Colin dans la reprise d'une concession : Tryba, à Aix en Provence.  #Finance

"Au cours des années précédant la passation, le cédant investissait peu dans son business. En regard à cette zone de chalandise, j'étais persuadé que par le recrutement de nouveaux agents commerciaux, avec la création d'un showroom particulier et la rénovation des agences, je serais en mesure d'accélérer le chiffre d'affaires."