Outre Rhin, des dizaines de milliers d'employés de l'industrie, notamment de l'#Automobile, faisaient #Grève ce jeudi 29 janvier. Dans un contexte dans lequel des négociations sur les salaires du secteur métallurgique ralentissent. Globalement, ce sont quelques 70.000 salariés qui débrayaient sur l'ensemble du territoire durant l'après-midi. Un mouvement qui touchait 300 entreprises, selon le syndicat IG Metall qui réserve des actions supplémentaires pendant la soirée et la journée de vendredi.

Plus de 25.000 salariés manifestaient dans l'unique région (Sud) de Bade-Wurtemberg, sur plus de cent sites, avec plus de 22.000 en Rhénanie Nord Westphalie. En référence à un recensement du syndicat des sections concernées régionalement.

Le mouvement était particulièrement observé au sein des usines des constructeurs Mercedes pour Mannheim, Daimler pour Sindelfingen et Ford pour Cologne, qui recueillaient 10.000 grévistes.


Autre part, des perturbations ont touché à Hambourg les activités d'Airbus à travers une manifestation qui rassemblait 2.000 salariés aux frontières de l'usine. Ces mouvements précurseurs sont des interruptions de travail "d'avertissement", qui répliquent au ballet très significatif des oppositions sociales en Allemagne. Les salariés débrayent pendant quelques heures: une phase préalable qui précède d'éventuelles interruptions techniques dures illimitées, dans le cas d'immobilisation des négociations. Ces dernières ont commencé mi-janvier, cependant jusqu'au 29 janvier minuit une trêve supprimait aux salariés le droit de faire grève.


Le syndicat revendique 5,5 % de salaire supplémentaire pour les quelques 4 millions d'employés concernés, pour un secteur qui s'étend de l'automobile à l'électronique, en passant par l'électroménager avec les machines outils.

Une réponse patronale de 2,2 % a été mise sur table pour une hausse des salaire. "L'importante implication aux grèves indique ce que les employés estiment de l'offre provenant des employeurs", a mentionné le vice-président à IG Metall, Jörg Hofmann, ce jeudi. "Les propositions qui nous ont été faites sont irresponsables", de son avis. #Finance