Le gouverneur de la Banque de France avait préconisé de revoir à la baisse le taux de rémunération du Livret A le 1er février prochain afin de tenir compte de l'inflation et préserver la croissance. Déjà particulièrement peu intéressant avec son taux de 1%, la recommandation était de l'abaisser à 0,75%. Mais le ministre des Finances Michel Sapin a décidé de maintenir le taux du fameux livret à son taux actuel. Une décision qui « rassure » les 63 millions de détenteurs de ce produit d'épargne, qui avaient déjà manifesté leur mécontentement face à un taux historiquement bas. Cette épargne non fiscalisée, destinée notamment au financement du logement social, est donc pour le moment préservée.

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Mais la question se posera à nouveau d'ici août 2015, date de la prochaine réactualisation du taux.

Rappelons que d'autres produits d'épargne dépendent du taux du Livret A. C'est le cas notamment du LDD (Livret de Développement Durable) et du Livret Bleu du Crédit Mutuel. En contrepartie toutefois, c'est un autre produit d'épargne prisé des Français qui verra chuter son taux de rémunération : le PEL (Plan d'Epargne Logement). Une nouvelle qui est loin d'enchanter les futurs épargnants qui se tourneront vers ce produit à compter du 1er février 2015. Au lieu des 2,50% bruts actuels, tout nouveau PEL ouvert à partir de cette échéance aura un taux de rémunération fixé à 2%. Ce qui correspondra, une fois les prélèvements sociaux déduits, à seulement 1,69% nets (au lieu des 2,11% nets actuels).

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Evidemment ce nouveau taux ne concernera pas les PEL existants dont le taux de rémunération est garanti pendant toute leur durée de vie.

En 2014, le montant des dépôts d'argent sur le Livret A a été inférieur aux retraits, malgré le relèvement de son plafond désormais fixé à 22 950 euros. « Nous ne sommes pas inquiets car la décollecte est limitée. Il ne faut pas oublier ce qui s'est passé depuis trois ans : une décollecte nette de 5 à 7 milliards d'euros, ce n'est pas grand-chose par rapport aux 70 milliards engrangés par l'ensemble des réseaux ces dernières années », tempérait toutefois Odile Renaud-Basso, la directrice générale adjointe du groupe Caisse des Dépôts. #Finance