Les tergiversations ont pris fin. Le scénario flou qui prévalait depuis quelques temps autour du remplacement de Jean-Bernard Lévy à la gouvernance du groupe Thales, a trouvé un enchaînement. C'est au cours du conseil d'administration rassemblé ce mardi 23 décembre que Mr Caine a été désigné président-directeur général du groupe Thales. Une nomination provisoire qui attend la séparation des fonctions de directeur général et de président au conseil d'administration. Cette dernière sera exercée par Henri Proglio, l'ancien dirigeant d'EDF. Des informations qui émanent de Thalès, l'emblème Hexagonal de l'électronique de défense, par une publication. Ces attributions devront néanmoins trouver confirmation lors de l'assemblée générale à venir des actionnaires, selon les précisions du groupe. Confirmation faite au début du mois de février 2015.

Des accords sur deux mois entre l'Etat et Dassault

C'est en considérant l'expérience de l'ancien PDG d'EDF, qui a occupé son poste de novembre 2008 à 2014, que les administrateurs ont porté leur dévolu sur celui qui pouvait apporter une compétence à l'élaboration de grands contrats sur l'international. Une place de marché où Thalès envisage son développement. Pour l'heure, ces engagements clôturent un intermède de près de deux mois à la gouvernance du groupe.
L'entreprise était dépourvue de dirigeant attitré dès la fin octobre avec la désignation imprévue de Mr Lévy son PDG, à la tête d'EDF. Une affectation survenue sans préalable. Pour ce qui est de la succession, l'Etat et Dassault qui sont les deux principaux actionnaires avec respectivement 26 et 25% du capital, ont reconnu quelques difficultés pour s'accorder de prime abord sur les éventuels candidats. Et par la suite à propos des modalités de désignation, dans la probabilité d'une répartition des fonctions. C'est en outre la version reconnue pour justifier de ce contretemps.
Des publicistes de Mariane soumettent à leur tour une lutte empreinte d'influence et précisément des échanges virils de Macron à Le Drian, qui se répartissent les charges de ministres de l'Economie et de la Défense. Ce dernier soutenait la postulation Proglio en « contredisant la position de Manuel Valls ». Au cours de ce bras de force, François Hollande n'aurait donné aucun signe d'intervention. Il avait malgré tout liquidé Proglio à la direction d'EDF.