Le secteur des télécommunications voit s’incruster sur le marché Suisse la holding de Xavier Niel pour l’acquisition d’Orange. À travers cette effervescence de rachats sur la sphère européenne, le patron d’Iliad s’inscrit parmi les acteurs français qui concentrent en première position les grandes stratégies du marché.
Conséquence de son implantation manquée aux Etats-Unis il y a quelques mois, le responsable de l’opérateur Free se prépare à convoiter le marché suisse. C’est à travers sa holding NJJ Capital que le ponte français des Télécoms a procédé au rachat de l’opérateur Orange Suisse. Cependant ce placement n’est plus sous l’égide de l’opérateur français mais est détenu par Apax Partners, un fonds d’investissements britannique. 
Diffusée jeudi 18 décembre, la prise de position trouverait sa finalisation en fin mars 2015, avec une somme de 2,8 milliards de francs suisses soit à peu près 2,3 milliards d’euros. 


Un montant supérieur au 1,5 milliard d’euros avancé en février 2012 par Apax pour scinder la dernière filiale de France Télécom et qui a fait concurrence à la candidature de Xavier Niel qui affirmait sa position pour cette opération.
Cette transaction demeure néanmoins bien inférieure aux 15 milliards de dollars, soit 11,2 milliard d’euros annoncés par Iliad en juillet afin d’être majoritaire au conseil d’administration de T-Mobile US. Il est estimé sous valorisé par Deutsch Telekom, sa maison mère. Cette somme démontre l’envergure financière du frétillant milliardaire, dont l’attitude ostentatoire pour s’accaparer Monaco Telecom s’est traduit, en mai, par une table de 322 millions d’euros.
Néanmoins Xavier Niel est loin d’être l’unique dans cette confusion financière dans laquelle il doit être en mesure de rivaliser avec son prochain, Patrick Drahi, un franco-israélien.


Dans le sillon des acquisitions, le rachat de SFR, le second opérateur hexagonal, s’est achevé le 27 novembre à +13,3 milliards d’euros au profit du groupe Altice (Luxembourg) et grâce à sa filiale Numéricable.
Après une semaine, Numéricable ambitionnait Virgin Mobile le premier opérateur virtuel (dépourvu de réseau) français moyennant 325 millions d’euros. 
Sur la même allure, Altice a déclaré le 9 décembre son engouement pour un contrat de partenariat avec le brésilien Oi pour détenir Portugal Telecom avec 7,4 milliards d’euros.

Réaction en chaîne

Sans déconvenir, Orange a insufflé en septembre une proposition publique d’achat évaluée à 3,4 milliards d’euros à l’intention de Jazztel en Espagne. Cette prise de position est une réponse du numéro 1 français des Télécoms à la présence expansive sur ce territoire de Vodafone (Royaume-Uni).
#Smartphone #Internet