La Cour des Comptes est chargée de veiller à la bonne utilisation des fonds publics. Dans son rapport publié ce matin, elle dénonce pèle-mêle : le doublon des aéroports de Dijon et Dôle, le problème des soins palliatifs dans les hôpitaux, les difficultés des centres des oeuvres universitaires, les tarifs de l'électricité, les tarifs des transports... Bref, tout ce qui a un impact sur notre vie quotidienne.

Trois exemples flagrants de la gabegie, voire de l'incompétence de certains :

1 ) le problème des aéroports de Dijon et Dôle

Précisons que ces deux villes sont distantes de 40 km. Ces aéroports se font concurrence, les retombées économiques ont été surévaluées, les dépenses d'investissement sont très élevées : 14,7 millions pour Dijon, 8 pour Dôle.

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C'est un exemple d'investissement mal planifié. Le rapport des sages de la rue Cambon précise : « l'idée de développer le trafic aérien sur les deux sites doit être définitivement écartée » L'éventuelle poursuite du développement d'un aéroport fut-il unique devait en tout état de cause être analysée au regard d'un modèle de viabilité économique reposant sur des hypothèses de trafic et de budgets réalistes .

2) Tarifs des bus et tramways hors Ile-de-France

On risque à terme une absence d'équilibre financier puisque la hausse des dépenses est de 15% et les ressources en baisse. La cour dénonce : les tarifs ne sont pas indexés sur l'inflation, les réductions consenties devraient être calculées en fonction des revenus, notamment pour les seniors. La productivité du personnel est pointée du doigt, près de la moitié du personnel travaille moins de 35 heures.

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A Montpellier on a droit à 32 jours de congés annuels, à Marseille c'est 37 jours pour le personnel non roulant... Le taux d'absentéisme atteint 25 jours par salarié et par an. Quant aux salaires, ils sont en hausse de plus de 2% alors que la fonction publique plafonne à 0,8%...

3) Les centres universitaires : CROUS

Les sages pointent du doigt le manque d'adaptation aux nouveaux rythmes universitaires. Ils dénoncent notamment « un système d'hébergement défaillant et inadapté » : pendant les stages et les séjours à l'étranger, les étudiants n'occupent pas leur chambre. L'activité restauration est nettement en baisse : le nombre de repas servis est passé de 52,9 millions à 45,9 millions donc les restaurants et cafétérias sont lourdement déficitaires. Le suivi des boursiers sur « critères sociaux » est nettement insuffisant car on ne sait pas si ils assistent aux cours et s'ils passent les examen.

D'autres sujets pourraient être développés, notamment le problème des stations de ski pyrénéennes.

Bref, voyez où passent « nos sous »... Chaque année la Cour des Comptes alerte ! Et ... rien ne se passe ! #Finance