Les sociétés françaises dans le secteur biotechnologique font plus régulièrement appel au marché Outre-Atlantique pour la diversification de leurs ressources financières. Cependant les introductions boursières à Paris restent toujours d'actualité tel qu'en témoignent quatre opérations en place.


Depuis le commencement de l'année, plusieurs biotechs ont successivement engagé leur introduction en bourse : Poxel, Bone Therapeutics, Safe Orthopaedics (concepteur d'implants). Au cours de la semaine un nouvel acteur, Quantum Genomics, a lancé lors de son augmentation de capital, sa première offre publique. Cet enchaînement d'opérations sur le marché hexagonal intervient à la suite d'une année 2014 record en terme d'intégration, recensant près de dix ouvertures en bourse, dans le secteur bien portant des industries de la Santé.


Mais en parallèle les biotechs françaises sont davantage reconnues aux Etats-Unis, autant auprès des investisseurs que sur les marchés boursiers. A l'exemple de DBV Technologie qui s'est cotée au Nasdaq en octobre, en levant plus de cent millions d'euros, essentiellement aux Etats-Unis, alors qu'Adocia et Erytech Pharma ont présenté des programmes négociables sur le marché outre Atlantique, à travers des certificats de dépôt ADR.


« Durant les deux années précédentes, le passage des introductions boursières sur les biotechs s'est complètement élargi, au point que nous avons dépassé tous les records la dernière année, dans une sphère globale », mentionne Rodolphe Renac Directeur au bureau américain à Alcimed, un cabinet de conseil. 


Les introductions boursières au cours du 1er semestre 2014 représentaient près de 623 millions d'euros.


Le modèle économique caractéristique des biotechs dans le domaine de la Santé demande une très importante de trésorerie, afin de soutenir les efforts dans la recherche, en imposant un refinancement systématique. « Tous les dix-huit mois, il est nécessaire de trouver énormément de liquidités. Une biotech spécialisée dans la recherche de médicaments engloutit dix millions d'euros par an », concède l'associé, Franck Sebag, du cabinet EY.
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