Les #Soldes d'hiver qui s'achèvent ce mardi, se clôturent sur une note mitigée. Cette fois-ci, la période de rabais a été marquée par les évènements terroristes de janvier. Les Français, surpris par les évènements de début d'année, ont moins consommé et délaissé les commerçants, qui voient leur chiffre d'affaires impacté.

Après ces cinq premières semaines de soldes, on constate dans les commerces, une fréquentation en diminution de 5 points sur le plan national et de 6 points en Île de France, selon une étude menée par l'institut de sondages Toluna. D'après son directeur général, Philippe Guilbert, cette année, seuls 78, 6% des consommateurs hexagonaux ont fait les soldes, contre 83,7% en 2014.

Ceux qui ont participé à l'évènement n'étaient pas vraiment d'humeur à consommer. Leur budget moyen, établit à 204,40 euros, était en forte diminution (-11%). Globalement, les revenus des commerçants ont chuté de près de 16%, tous secteurs confondus.

Plusieurs enseignes sont néanmoins parvenues à limiter l'hécatombe. C'est le cas notamment des grandes magasins tels que Décathlon, Amazon et Monoprix qui affichent des transactions de +0,5% sur cette période. Dans l'habillement, les chaînes comme Zara et H&M constatent une stabilité de leurs ventes, comparativement aux soldes de 2014. « C'est pas catastrophique, cependant c'est pas non plus le délire », concédait le président du FEH (Fédération de l'enseigne et de l'habillement), Jean-Marc Génis.

Du côté des commerçants multimarques et des indépendants, la chute a été de 3,5% en moyenne, même si 32% d'entre eux ont constaté un recul de 10% et plus.

Les replis ont été significatifs en Île de France (-2,6%), dans le Sud-Ouest (-5,2%) et le Sud-Est (-4,9%).

Internet marque un léger avantage, avec un nombre de commandes en hausse de +11%. En revanche, le montant des dépenses a reculé de 1%. La moyenne des paniers s'élève à 124 euros.

Le mois de janvier a véritablement terni cette période de rabais. Les commerces, tous secteurs confondus, ont réellement senti la crainte et la frilosité des Français à consommer. #Crise économique