A l’annonce de l’enquête pénale initiée par le Ministère public, l'étau s’est resserré sur HSBC, la banque suisse, ce mercredi 18 février, alors qu'elle est au centre d’un vaste scandale de détournement fiscal suivi de blanchiment d’argent. Une situation qui a permis des perquisitions dans les locaux de l’institution bancaire.

Le Ministère public de Genève a déclaré accomplir une perquisition du siège d’HSBC en ouvrant une enquête à l’encontre de l’établissement, pour "blanchiment aggravé". Un examen qui n’exclut pas d’intenter également une poursuite contre X.

En réagissant à une procédure pour blanchiment de fonds, ce mercredi, l'ex-informaticien de l’établissement bancaire de Genève, le Français Hervé Falciani, se confiait aux médias de la TSR. Témoin à l’origine des fuites du Swiss Leaks, il déclarait être disposé à collaborer pour la #Justice suisse.

À sa demande d’un « sauf-conduit », qu’il oppose au mandat d’arrêt dont il fait l’objet pour extorsion de données bancaires, Hervé Falciani offrait à la justice helvétique sa contribution, sur le même modèle qu’avec l’Espagne, par l’échange de ses informations « par cloud ».

Cette procédure enclenchée mercredi, initiée par la justice de Genève, ternie un peu plus l’image des institutions bancaires suisses. Celles-ci étant régulièrement réprouvées, depuis quelques mois, par les juges extérieurs, multipliant des procédures à leur encontre, pour des fraudes fiscales.

Pour ce qui est d'HSBC Suisse, l’engrenage a pris un tour nouveau car c’est dorénavant la justice helvétique qui intervient, dix jours après les révélations du scandale #Swiss leaks. Une mise à jour orchestrée par le concours d’un consortium de journaux internationaux.

Filiale de l’établissement bancaire britannique, la banque helvétique n’était jusqu’alors sujette de poursuites qu’à l’instigation de parquets étrangers, semblant à l’abri chez elle. Nulle enquête n’avait été engagée contre elle par le Finma, une autorité de contrôle des marchés financiers helvétiques.