Les résultats du quatrième trimestre 2014 viennent de tomber pour l'entreprise pétrolière française Total, et les mauvais chiffres de la fin d'année vont obliger le président-directeur général, Patrick Pouyanné, à prendre de lourdes décisions.

Total, qui fait partie des « supermajors », c'est-à-dire qui est l'une des six plus grosses entreprises du secteur pétrolier au monde, a enregistré des chiffres en forte baisse, avec un résultat net qui a diminué de 62 % à 4,24 milliards de dollars. Quant au chiffre d'affaires, il est en recul de 6 % à 236,12 milliards de dollars.

Une année 2014 difficile

Cette dégringolade dans les chiffres pour le géant pétrolier s'explique par plusieurs évènements qui ont marqué l'année passée.

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D'abord, la lourde chute du prix du baril de pétrole n'a pas aidé la multinationale - d'environ $105 en juin à moins de $50 au mois de décembre. La situation économique de l'Europe n'a pas non plus arrangé les affaires de Total, qui se sont ensuite compliquées avec le conflit entre l'Ukraine et la Russie. En effet, les enjeux du gaz sont devenus proéminents durant cette guerre, et cela dure encore.

Réduire les effectifs

Alors que l'entreprise espère une hausse de la production pour cette année, Total n'a d'autre choix que de réduire ses effectifs pour un coût moindre. En utilisant le gel des embauches, le PDG espère ainsi réduire les effectifs de 2 000 employés : « Nous avons décidé de geler nos embauches. Alors, geler cela ne veut pas dire zéro. […] Geler, cela veut dire une division par cinq à six de nos recrutements, dans l'amont, dans le raffinage-pétrochimie, et dans le marketing-services dans les zones matures, c'est-à-dire l'Europe », a expliqué Pouyanné.

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De plus, il a également été annoncé que Total réduira ses effectifs à la raffinerie britannique de Lyndsey - de 580 à 400 - afin de s'adapter à la demande européenne qui est en forte baisse.

C'est donc sur un bilan négatif que s'est achevée l'année fiscale de Total. Une année rude pour l'entreprise pétrolière qui a aussi dû affronter la mort de son président emblématique Christophe de Margerie. Ce dernier a été victime d'un accident d'avion à l'aéroport de Moscou, en Russie. Beaucoup se demandait si Total pourrait se relever de la perte de « Big Moustache » comme ses employés aimaient à l'appeler et, aujourd'hui, ils ont un premier élément de réponse. #Emploi