Barclays, la banque britannique, a révélé ce mardi 3 mars sa rechute dans le rouge, en raison du triplement de ses réserves à la résolution d'une suite de litiges, auxquels s'ajoutaient certaines manipulations attribuées au marché des changes.
L'institution financière a enregistré une moins value nette de 174 millions de livres (239 millions €), en échange d'un résultat net de 504 millions sur l'année 2013.


L'établissement a endossé 1,7 milliard de livres de provisions (2,3 milliards €) à cause de plusieurs affaires judiciaires et réglementaires. De cette somme, Barclays a réservé 1,25 milliard de livres afin d'assumer les conséquences de délations, dont elle est l'objet, relatives à des malversations dans le marché boursier.
Six banques internationales importantes avaient reçu, en mi-novembre, une amende globale de 3,6 milliards d'euros, pour avoir employé certains forums de discussion sur le web ainsi que des messageries instantanées, dans le but de divulguer de manière inappropriée l'infléchissement d'un taux référentiel sur le marché. Cependant, Barclays n'a pas été soumis à ce règlement et il poursuit de négocier avec les instances américaines et britanniques.


En dehors de ces dépenses afin de régulariser ses litiges, la banque britannique a affiché une perte de 446 millions de livres par la vente de ses services de banque commerciale, d'administration d'actifs ainsi que de banque de réseau d'entreprises en Espagne.
Par contre, elle s'est contentée d'un gain équivalent de près à la récupération attendue de fonds correspondants à l'achat d'actifs de Lehman Brothers, l'ex-banque d'affaires américaine.


Dans la continuité de ses activités permanentes, la banque Barclays a écopé d'une chute de ses bénéfices avant impôt, relatifs à sa section de banque d'investissement. Une division qui connaît une restructuration sévère. L'enseigne annonçait en mai la suppression de sept milles emplois pour cette activité. Une situation qui porte à dix-neuf milles le total des emplois supprimés, pour toutes sections confondues, jusqu'en 2016.
Cette orientation stratégique était amorcée par l'initiative d'Antony Jenkins Directeur général arrivé en 2012 à la tête de l'établissement, qui provient de sa section de banque de détail, afin de rehausser ses couleurs suite au scandale du Libor par lequel sa réputation avait été lourdement entachée.
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