L'expert hexagonal de la sécurité digitale, Gemalto, numéro un global dans son secteur, a rehaussé ses prévisions de 2017 à 10%, principalement grâce à l'appropriation de SafeNet. Des objectifs qui interviennent malgré la diminution de son résultat net de 14% en 2014.    

Au cours de cette année, Gemalto prévoit une progression constante du résultat annuel de ses activités opérationnelles. Un bénéfice qui grimperait à 660 millions d'euros en 2017, au-delà des 600 millions d'euros communiqués. En référence à une note du groupe dans une publication qui mettait en avant la répercussion positive du rachat de SafeNet aux Etats-Unis. Il s'agit d'une société experte dans la protection des données ainsi que des logiciels.    

L'enseigne a, entre autres, remonté son dividende de 11% au cours de l'exercice 2014.

Quelques temps après l'ouverture des marchés parisiens le titre perdait 1,66% pour 71 euros. Gemalto, qui a été déstabilisé récemment par l'étalage de diverses attaques informatiques dirigées contre le groupe de 2010 à 2011, par les renseignements britanniques et américains, confirmait pour cette affaire qu'elle n'aurait pas de conséquences significatives sur ses comptes.

"Personne n'a fait la demande de retour de cartes, et ce n'est pas notre volonté d'intenter des procès aux gouvernements anglais et américains, car ce sont des engagements incertains, très coûteux et très longs", expliquait Olivier Piou, directeur général de Gemalto.    

L'an dernier, le bénéfice net du groupe s'élevait à 221 millions d'euros moyennant 258 millions pour 2013. Le bénéfice net pour ses activités opérationnelles, qui est observé comme un indicateur pour la performance, a néanmoins augmenté de 10 % pour 383 millions d'euros, dans la ligne de compte des attentes de Gemalto.

La marge tient au fait du chevauchement technique, producteur de coûts exceptionnels, relatif a deux plans de distribution d'actions à l'intention des salariés et au redéploiement aux Etats-Unis d'équipes situées principalement en Allemagne, a décrit à l'AFP Olivier Piou.    

Des cartes à puces qui satisfont la demande

Les transactions en 2014 de Gemalto ont augmenté de 5% sur un taux de change permanent, pour 2,5 milliards d'euros. Affecté à son pôle "Mobile", l'enseigne a affiché un chiffre d'affaires en progression de 2% sur l'année. Les ventes demeurent stables pour l'activité "Logiciels embarqués et Produits". La nécessité toujours plus pressante des objets connectés, dans la vie de tous les jours, a certes permis l'augmentation de 10% des transactions des produits sécuritaires.    

"Les cartes EMV (à puce) de paiement observent une dynamique de vente vigoureuse dans le monde", précise le groupe. L'imposante montée de ce moyen de règlement aux Etats-Unis à incontestablement permis une progression du chiffre d'affaires de 32% sur le sol américain.     #Smartphone #Finance