Le PS espérait le doublé. Après la baisse record des chiffres du #Chômage en janvier (- 0,5%), le nombre de chômeurs de catégorie A a augmenté de 0,4% en métropole, soit 12 800 demandeurs d'emploi de plus en février. Si l'on ajoute aux chômeurs de catégorie A (ceux n'ayant pas travaillé du tout) à ceux de catégories B et C (ayant partiellement travaillé), on obtient une hausse de 30 400 personnes au chômage pour le mois de février. En métropole, ils sont désormais près de 3,5 millions de chômeurs de catégorie A, qui représente à elle seule 59% des inscrits au Pôle Emploi. Si on ajoute à ce chiffre ceux des catégories B et C ce sont plus 5,2 millions de chômeurs comptabilisés au total en France métropolitaine.

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Du positif

En réaction à ces chiffres pour le moins décevants, François Rebsamen, ministre du Travail a tout de même trouvé quelques données positives. Tous les mois, en moyenne, on constate une hausse de 15 000 personnes au chômage et il se rassure de n'en compter que 12 800 ce mois-ci. Une réussite qu'il n'a pas manqué de pointer en tête de son communiqué de presse.

Grâce au recul des chiffres du chômage en janvier (- 19 100 chômeurs), le nombre de demandeurs d'emploi en février continue malgré tout de reculer pour l'année 2015. Petite victoire chez les moins de 25 ans, pour le deuxième mois consécutif, ils sont moins nombreux à être en recherche d'emploi, - 1 400 ce mois-ci. Un succès que François Rebsamen attribue à ses politiques de favorisation de l'emploi pour les jeunes et en particulier aux contrats d'avenir.

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Danger

Au cours d'une visite dans une usine Michelin de Clermont Ferrand en avril 2014, François Hollande affirmait n'avoir « aucune raison d'être candidat en 2017 » s'il n'inversait pas la courbe du chômage. Une allégation que n'oublieront ses opposants s'il ne parvient pas à respecter son engagement. Optimiste sur RTL, François Rebsamen déclarait « [penser] que cette année, nous allons connaitre une stabilisation et, à la fin de l'année, un début de régression du chômage, du nombre d'inscrits au Pôle Emploi. »

Beaucoup moins confiant et surtout en campagne, Nicolas Sarkozy déclarait dans un tweet salé que « François Hollande ment le matin, le midi et le soir. Le chômage reculera quand il partira. » Le message est passé.

Ces chiffres tombent, comme il y a un an, au plus mauvais moment pour les socialistes : entre les deux tours d'une élection. En 2014, le PS essuyait une défaite historique alors que les mauvais chiffres du chômage étaient parus entre les deux tours des élections municipales. Après avoir perdu un quart des cantons aux départementales de dimanche dernier, le risque pour les socialistes est de voir le même scénario se répéter jusqu'au bout.