L'ambition du second groupe pharmaceutique hexagonal Servier est d'investir un centre de croissance, largement pourvu par des concurrents étrangers, à travers la chimie des médicaments. Pour parvenir à cet objectif l'enseigne compte sur ses infrastructures normandes à Bolbec, qui seront en mesure d'approvisionner ses diverses usines.  

Au cours d'un entretien avec les médias, mercredi 11 mars, le vice président de Servier déclarait que le groupe était entièrement disposé à collaborer avec des tiers.  

Servier qui produit tous les ans 1.600 tonnes de principes actifs, grâce à sa filiale Oril Industrie et à ses deux sites en Seine Maritime, destine ces composants de base à ses neuf usines pharmaceutiques, mais également à ses collaborateurs qui sont des laboratoires.  

C'est par l'influence d'une action sur le marché Européen de la conception des principes actifs, qui étaient depuis toujours fabriqués par des pays étrangers, à savoir la Chine et l'Inde, que le groupe veut investir un secteur qui jusque là était détenu pour 80% par ces concurrents extérieurs.  

Le groupe français pharmaceutique ne reste pas le seul dans l'Hexagone à exploiter cette activité dans la chimie des médicaments.

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S'inscrivent également Pierre Fabre, ou Sanofi qui sont restés fidèles à ce savoir faire dans le domaine. Le président de l'UIC (Union des industries chimiques), Gérard Renoux, décrivait le fait qu'un mouvement à l'externalisation était caractéristique à cette production de la branche de la chimie. Cependant, ajoutait-il, des interrogations se posent actuellement sur les termes de la traçabilité et sur la qualité de la fabrication des principes actifs.  

Selon lui, en France, il y a une réinternalisation des activités de fabrication, qui concerne également la recherche, afin de rester en conformité avec une qualité du produit.  

Ce sont dix millions d'euros qui ont été investis annuellement sur une période de 5 ans par Oril Industrie, afin de procéder à la modernisation du site, élever la qualité à un niveau supérieur et améliorer la compétitivité.

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Cet axe de productivité a déjà permis d'économiser 70 millions d'euros sur cinq ans, en référence à Christian Sauveur, vice président d'Oril Industrie.   #Investissement #biologie