La direction du magazine féminin « Causette » annonce que le tribunal de Commerce de Paris l'a placé en redressement judiciaire il y a une semaine environ. Une période d'observation de six mois a été décrétée. Une décision qui fait suite à la demande de son Directeur de la publication.

Le journal a terminé 2014 avec un déficit de 600 000 euros, notent Les Echos. Par ailleurs, la publication de deux de ses numéros a récemment été perturbée par des conflits internes entre des rédacteurs et la direction. Ce qui aurait causé un manque à gagner de 400 000 euros, selon des chiffres donnés par la direction de Causette.

Des tensions qui ont également conduit aux ruptures conventionnelles des contrats de six salariés de la société.

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Des ruptures qu'il a fallu financer à hauteur de pratiquement 200 000 euros, assure Gégory Lassus-Dehat, fondateur du magazine en 2009, à l'AFP.

L'Inspection du travail avait, par ailleurs, ouvert une enquête sur le management de ce dernier après avoir été alertée par plusieurs de ses employés pendant l'automne 2013.

De son côté, le patron met en cause un cabinet comptable extérieur à son groupe qui aurait « commis de très grosses erreurs comptables ». Selon lui, cela faisait perdre de l'argent au groupe sans qu'il ne s'en rende compte alors que, jusqu'à présente il avait toujours été à l'équilibre sur le plan financier.

Sa demande de placement en redressement judiciaire a pour objectif de geler les dettes fournisseurs pour éviter d'éventuels licenciements.

Le magazine « Causette » compte 30 salariés.

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Parmi eux, se trouvent une vingtaine de journalistes.

En 2014, le journal déplorait une baisse de 11 % de ses ventes. Mais elles avaient retrouvé le chemin de la croissance au cours du premier trimestre 2015 avec une moyenne d'environ 67 000 exemplaires vendus chaque mois, selon les chiffres de la direction.

« Causette » a pour devise « plus féminine du cerveau que du capiton ». En 2013, il a été récompensé par l'OJD car il avait obtenu la meilleure progression des ventes parmi les titres certifiés entre 2011 et 2012 (+44,1%). Un titre qui lui avait également été décerné en 2014 (+28,1 %).

Pas suffisant visiblement... #Journalisme