ING Direct, Boursorama, Fortuneo, Hello Bank… Les banques en ligne ont le vent en poupe! Aujourd'hui, les Français sont 7% à s'être engagés auprès d'un de ces établissements virtuels, selon l'institut d'études marketing multi-spécialiste, ou Audirep. « Ils seront probablement plus de 20 % demain, lâche l'institut dans une étude réalisée en partenariat avec Simon-Kucher & Partners. C'est un fait, ils sont 15 % de Français à envisager de partir vers une banque en ligne. Un chiffre qui augmente à 19 % chez les 25-54 ans. » L'association UFC-Que choisir ? confirme cette tendance affirmant que les banques virtuelles capteraient 600 000 nouveaux clients par an.

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Mais pourquoi une telle envolée ?

Un coût 1,6 à 3 fois moins élevé

Ouvrons le journal, lisons l'actualité financière et constatons… « ING Direct : 87 000 clients supplémentaires en 2014 », « Boursorama Banque : 37,5 millions d'euros de bénéfice en 2014 », « B for Bank dégaine son compte courant avec carte gratuite ». Les banques en ligne font de plus en plus d'ombre à leurs aînées plus traditionnelles. Et ce pour plusieurs raisons. La principale réside bien entendu dans le coût. « Côté motivations, s'ils devaient opter pour un pure player, ce serait, pour ces clients, pour réaliser des économies (75 %), note l'Audirep. Mais aussi pour bénéficier d'une carte bancaire gratuite (68 %) ou encore parce que les offres de bienvenue sont attractives (56%). Des raisons essentiellement économiques, qui traduisent une perception d'un écart notable entre le coût de la banque traditionnelle et celui de la banque en ligne.

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Mais faut-il faire confiance à ces banques en ligne ? Sur les tarifs, les banques en ligne sont clairement moins chères que les établissements traditionnels. Le coût moyen est d'ailleurs 1,6 à 3 fois moins élevé. Il suffit de faire un tour sur un comparateur de banques pour s'en apercevoir. Les cartes de crédit sont gratuites, les livrets d'épargne ne pâtissent d'aucun frais tout comme les contrats d'assurance vie. Au niveau de la garantie, il n'y pas non plus à s'inquiéter puisque la plupart des banques en ligne sont en réalité des filiales des groupes bancaires (Boursorama appartient à Société générale, Fortuneo au Crédit Mutuel, Hello Bank à BNP Paribas…). En revanche, attention aux offres qui ne sont pas très étoffées.

Des carences en termes d'offres

Pour obtenir un prêt immobilier, il vaudra mieux privilégier votre banque traditionnelle tant celle en ligne est dépourvue d'alternative. Par ailleurs, si vous souhaitez bénéficier d'une carte de paiement, mieux vaut vous préparer et justifier une rentrée d'argent mensuelle.

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Néanmoins, les banques en ligne ont vite compris leurs faiblesses. ING Direct vient de commercialiser une offre de crédit immobilier tandis que B for Bank s'est aventurée dans la banque au quotidien.

Les freins des clients concernant les banques en ligne existent donc et l'Audirep le prouve en chiffres. « L'économie disparaît au profit d'approches parfois plus pragmatiques (l'absence d'agence et d'interlocuteur physique pour 46 %), parfois plus irrationnelles (le manque de confiance dans les banques en ligne pour 43 %), écrit l'institut. Ils sont tout de même près du 1/3 (31 %) à ne pas voir l'intérêt de la migration, et presque autant (28 %) à être trop attaché à leur établissement et/ou à leur conseiller pour envisager de le quitter. »

Mais que reproche-t-on alors à nos bonnes banques bien traditionnelles ? Tarifs trop élevés, fidélité régulièrement bafouée, conseiller bien plus vendeur que conseiller… C'est pourquoi un tiers des clients des banques en ligne confient plus de la moitié de leur épargne. La percée des banques en ligne n'est pas un mirage. Depuis trois années, elles se sont imposées comme une réelle concurrence. #Banque Centrale #Crise économique