Mais où placer ses économies ? Le choix des épargnants français a longtemps été vers le chemin le plus facile : le Livret A. Or, avec un taux à hauteur de 1%, l'un des livrets favoris des Français ne fait plus autant rêver. Et encore, cela aurait pu être bien pire si le gouvernement avait suivi les recommandations de la Banque de France préconisant une baisse à 0,75%. D'après un sondage réalisé en février dernier par le comparateur d'assurances lelynx.fr, plus de huit épargnants sur dix cherchent ailleurs. Cela tombe bien, des solutions plus rentables sont à explorer.

Les contrats d'assurance vie : ils sont régulièrement cités pour accueillir les déçus du Livret A.

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Ces contrats affichent des taux de rémunération intéressants. D'ailleurs, 23% des épargnants interrogés sont prêts à se tourner vers cette solution. « Les contrats d'assurance vie restent aujourd'hui la véritable alternative aux livrets classiques, estime George Baskaradevan du cabinet de gestion de patrimoine indépendant J&G Conseil. C'est le placement préféré des français. Il rapporte plus que le livret A et offre une enveloppe fiscale avantageuse. Hors impôts sur la plus value au bout de 8 ans (jusqu'à 4600€ de plus values en tant que célibataire 9200€ pour un couple). C'est également un bon outil de transmission puisqu'il permet de bénéficier de 152500€ d'abattement par bénéficiaire. » Contrairement aux idées reçues, l'argent n'est pas bloqué pendant huit années.

Les PEL (ou plan épargne logement) : malgré une chute de son taux de rémunération à 2% au 1er février, le placement est considéré par beaucoup comme une bonne alternative au Livret A.

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Alors que beaucoup craignaient un effondrement du plan épargne logement, c'est finalement le contraire qui se produit. D'après la Banque de France, le PEL a attiré 4 milliards d'euros en janvier et 2,16 milliards d'euros en février. En comparaison, le Livret A a perdu 2,26 milliards d'euros sur la même période. Exonéré d'impôt pendant 12 ans, le PEL profite de son exonération d'impôt pendant 12 ans. Il n'est soumis qu'aux prélèvements à 15,5%.

Les livrets bancaires : les banques proposent des offres promotionnelles pour le moins attirantes. ING Direct lâche, par exemple, un livret d'épargne Orange à 4% pendant deux mois. Avant, naturellement, de retomber à 0,80%. B for Bank va plus loin en proposant un livret à 4% pendant trois mois, puis 1,25%. De nombreux exemples peuvent être cités et cela fonctionne. Toutefois, ces livrets sont fiscalisés et les intérêts sont donc soumis à l'impôts sur le revenu. La promotion, c'est bien. La rentabilité, c'est mieux. « Les alternatives sont nombreuses et vont dépendre de l'objectif et de l'horizon d'investissement de chacun, explique George Baskaradevan. une étude de la situation du client permettra de mieux cerner ses problématiques pour proposer une stratégie sur mesure qui répondront à ses objectifs patrimoniaux.» #Banque Centrale #Crise économique