Le temps de travail en France, mais surtout sa durée, deviennent un problème idéologique alors que leur substance est fondamentalement économique. Les 35 heures causent plus de tort à la France et aux Français et satisfont les concurrents de la France. Dans ce pays, surtout à Gauche, on établit une relation médiocre entre baisse du #Chômage de masse et diminution du temps de travail, comme si le travail est un stock homogène redistribuable. La réalité est différente. Le travail est complexe, il est hétérogène et multiforme et le temps qui lui est consacré dépend essentiellement des formations, des compétences, de l’expertise, de l’habileté, de la nature des métiers et du nombre des individus concernés.

En France et à Gauche, on fait croire qu’en passant de 35 à 32 heures, on peut partager le travail et le redistribuer en direction de ceux qui n’ont en ont pas. C’est un raisonnement faux économiquement et politiquement irresponsable car il fait naitre un espoir qui ne sera jamais une réalité. La permanence du travail dépend de plusieurs critères : la productivité, son rendement par rapport à l’autre facteur de production que représente le Capital, sa productivité, les commandes des clients, l’efficacité productive des deux facteurs de production, le travail et le capital, les conditions juridiques de l’utilisation de travail (code du travail en matière d’embauche et de licenciement.

Voilà les éléments de l’analyse économique. En revanche, on peut lutter contre le chômage en investissant dans d’autres secteurs de l’économie comme ceux des énergies renouvelables ou de l’environnement. C’est un choix politique fait par les allemands et qui n’est que de l’ordre du discours en France. On se contente des discours démagogiques et idéologiques et France sur la réduction du temps de travail, afin de lutter contre un niveau de chömage trop élevé.

Si on souhaite que les jeunes intègrent le nouveau marché du travail (environnement, climat, etc.), il faut sortir du modèle idéologique de la réduction du temps de travail et du partage du travail grâce à de nouveaux secteurs d’activité (énergies renouvelables). Le monde de l’économie est trop complexe pour la plupart d’entre nous français, trop habitués à l’histoire, à la littérature. L’économie est pour nous une matière trop absconse. L’économie est d’abord un domaine de lutte de classe entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. Le monde est ouvert, les Français ont beaucoup de mal à percevoir cette ouverture, ce qui est dommage et qui contribue à fausser les analyses économiques en matière de temps de travail.