Le Ministre de l'agriculture a réussi à calmer (pour l'instant) les éleveurs des filières porcines, bovines et des producteurs de lait avec des artifices qui ne règlent en rien le fond des problèmes.

600 millions d'Euros, des reports du paiement de l'impôt et des indemnités en tous genres pour contrecarrer la grogne trop visible sur les routes de France.

Ces aides concernent une période bien définie: jusqu'à la fin de l'année 2015, en attendant peut-être que de véritables négociations débouchent sur de véritables accords.

Monsieur Le Foll s'exprime d'ailleurs sur la notion de temps en disant : " Nous ferons tout pour aider les éleveurs à passer cette période difficile." 

Déjà, en juin dernier, après des discussions qui ont débouché sur de maigres engagements dans la filière porcine, le Ministre avait demandé à la commission Européenne un allongement de la durée de stockage  de la viande, afin qu'elle ne revienne pas sur la marché à la rentrée, période de baisse de la consommation.

Au moins avait-il réussi à mettre autour d'une table tous les protagonistes du dossier: la grande distribution, les éleveurs, les intermédiaires et les abattoirs.

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Un accord sur une hausse de 5 centimes par kilo et par mois avait été signé, sous la condition que cette augmentation profitent uniquement aux éleveurs. Certaines grandes enseignes ont respecté le contrat, tout en faisant le constat que la totalité de la hausse du prix n'arrivait pas à l'éleveur.

Accord sur le lait:  hausse de 4 centimes par litre par rapport au tarif actuel (à noter que le prix du lait s'est effondré ces six derniers mois). Là aussi, Stéphane Le Foll a précisé : " l'impact sur le consommateur ne sera que de quelques centimes, pour que l'augmentation soit répercutée en entier aux producteurs.

Il a également appelé à la responsabilité de tous les intermédiaires pour se faire.

De ces termes, j'en conclus donc que la vache à lait n'est sans doute pas dans une étable !!!!! 

Les vrais problèmes. 

Le lait :  l'effondrement des prix des derniers mois oblige les producteurs à vendre au dessous du coût de production.

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Le porc : même principe. Les éleveurs vendent à perte, contraints et forcés, à 1,40 € du kilo alors que son coût de production est de 1,60 €.

La viande bovine :  vente à 3,70 € du kilo. Coût de production : 4,50 €

 Les solutions officielles.

Le Président de la République est intervenu en appelant la grande distribution à améliorer la rémunération des éleveurs. Son Ministre de l'agriculture à, lui, envoyé une lettre aux préfets, pour demander un développement des produits français dans la restauration collective.

Les vraies solutions. 

Il est inconcevable de vendre un produit à un prix inférieur à celui de la production. Une pratique qui déclenche d'ailleurs des aides financières des états et de la PAC et qui laisse le champ libre aux pressions de la grande distribution sur les éleveurs 

Il faut légiférer pour garantir un prix de vente au minimum égal au coût de production et contraindre tous intermédiaires, y compris la grande distribution, à ne pas répercuter la hausse sur la vente aux particuliers

Pour ce faire, des sanctions financières sont très faciles à mettre en place via un service de régulation des prix.

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Cela permettrait des gains substantiels sur les subventions et autres aides de l'états et de l'Europe. 

Une forme de solidarité active, avec, à la clé, quelques créations d'emplois pour pérenniser le système.

Mais..... Je rêve ...Peut-être !!!!  #Gouvernement