Une entente est parvenue à s’établir entre les représentants européens pour réaliser le renflouement de la #Grèce. Au prix de sacrifices importants, la Grèce restera dans la zone Euro.

Une économie anémique qui a besoin en urgence d’une aide transitoire

Après quarante-huit heures de pourparlers intenses parsemés de revirements, d’annonces infondées et de coups d’éclats, les représentants de l’euro acceptent un troisième plan d’aide à l’attention d’Athènes.

Ce lundi 13 juillet dans la mâtinée, la validation portait sur quelque 82 à 86 milliards d’euros, échelonnés sur trois ans. Néanmoins ce ne sera pas sans certaines difficultés. Cette conclusion met à l’écart la hantise d’une sortie précipitée de la Grèce de la zone euro. Une alternative qui était envisagée par les ministres des Finances, la veille. « Il n’y aura pas de Grexit », a pourtant annoncé Jean-Claude Juncker, Président de la Commission Européenne, à l’AFP.

Une situation qui ne cache pas les conditions difficiles imposées à la Grèce dans ce projet. Le gouvernement Gauche radicale aura sans doute, au vue des contreparties imputées à Athènes, des réserves à le présenter aux Grecs. D’autres sympathisants et citoyens à l’exécutif Tsipras évoquent « une humiliation », l’orchestration d’un coup d’Etat.


Au cours des négociations, Alexis Tsipras a dû longuement s’investir, bloqué par l’écroulement progressif de son économie et des institutions financières. Une atmosphère qui présage de la délicatesse du vote au parlement grec. Celui-ci doit en effet valider le paquet pour mercredi, au risque de voir cette offre s’envoler. Un jour qui a vu le Premier ministre grec sous des revendications de grèves par l’échauffement des fonctionnaires. Ceux-ci demandaient vingt-quatre heures de manifestation envers un accord impopulaire. #Union Européenne #Crise économique

« Accord difficile », selon le Premier ministre. Néanmoins une aide transitoire de l’Eurogroupe devrait permettre, dans cette phase de chaos économique, de surmonter les besoins immédiats qui s’évaluent à 12 milliards d’euros à la fin août.