En général, les bonnes nouvelles s’accompagnent de conséquences positives pour ceux ou celles qui les reçoivent. Au plan mondial le prix du baril de pétrole a été divisé par deux. Les automobilistes français qui utilisent le gasoil et les millions de Français qui se chauffent au fuel sont contents. Néanmoins, on note que l’économie française qui obtient un gain estimé entre 15 et 20 milliards d’euros selon les institutions spécialisées (Coe-Rexecode institut patronal) au niveau de sa facture énergétique, n’arrive pas à impulser un cycle vertueux pour la croissance et donc la lutte contre le chômage. La baisse du prix du pétrole profite à certains secteurs de l’économie comme celui du transport, mais l’effet sur l’économie française reste relativement neutre en matière de compétitivité.

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Débat autour de la compétitivité prix et hors-prix. L’économie française a du mal à régler les deux problèmes.

 

Le véritable problème de l’économie française n’est pas lié à la facture énergétique, même si c’est un problème réel. Derrière l’inefficacité relative de l’économie française, on trouve deux problèmes en matière compétitivité qui sont liés :

  • la compétitivité hors-prix, appelée compétitivité structurelle, fondée sur l’organisation du travail, le marché du travail et le droit de licenciement, qui ne permet pas aux entreprises françaises de lutter à armes égales contre les autres entreprises européennes et mondiales,
  • la compétitivité prix qui porte sur les prix relatifs (prix qui permettent la comparaison avec les entreprises concurrentes) et qui ne permet pas à la France de bénéficier de la baisse du prix du pétrole car, pour l’instant, les entreprises françaises ne répercutent pas automatiquement cette baisse de prix du pétrole sur leurs produits et sur le consommateur. Elles préfèrent négocier en amont avec les fournisseurs pour leur imposer des baisses de prix afin de restaurer leurs marges et valoriser leur trésorerie.

On se retrouve face au premier problème, celui de la compétitivité hors prix, c'est-à-dire structurelle, qui ne permet pas aux entreprises françaises d’être dynamiques.

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Elles n’ont que peu confiance dans la politique économique du #Gouvernement, elles préfèrent donc répercuter la baisse du prix du pétrole pour redresser leurs marges, tout en accompagnant ce redressement des allègements fiscaux et sociaux prévus par le gouvernement de François Hollande (crédit d’impôts pour la compétitivité et l’#Emploi, pacte de responsabilité).

 

Les entreprises françaises le court terme au long terme.

 

Les entreprises françaises jouent sur le court terme en essayant de restaurer leurs marges et donc leur trésorerie, alors qu’elles doivent être audacieuses pour le long terme en innovant, en embauchant des jeunes diplômés et en permettant à l’économie française d’être plus dynamique. Pas d’investissement, pas d’innovation, pas d’embauche. Les entreprises françaises ont compris une chose : la Gauche « a mal à l’entreprise » ; l’entreprise stratégiquement utilise les décisions sociales et toute la panoplie de l’économie des institutions pour restaurer ses marges, sa trésorerie et faire de l’emploi un élément d’ajustement stratégique.

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Nous sommes dans le court terme. Il ne faudra pas se plaindre, qu’une grande partie de l’appareil productif français soit dominée par les entreprises étrangères (ce qui est déjà le cas) et leurs dirigeants qui investissent et innovent.

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/08/la-baisse-des-impots-nouvelle-martingale-du-president-hollande-00523733.html

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/08/universite-d-ete-du-medef-pari-perdu-de-hollande-face-a-gattaz-00531945.html

  #Finance