A la foire internationale de Dakar cette année, la Cameroon Telecommunications (CAMTEL) n’est pas venue vendre ses clés internet, ses CT Phone et autres services liés à la téléphonie et à la fibre optique. A la FIDAK 2015, « nous proposons des produits innovants sur les TIC, c’est-à-dire, des plates-formes de convergence technologique web et mobile au service du monde agropastoral», déclare sans ambages Jean-Michel Masso Ntonga, ingénieur en télécom à la CAMTEL.

Ce mercredi 16 décembre, au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), il n’est pas de tout repos. Face à la cohorte de visiteurs ayant pris d’assaut son stand au pavillon d’honneur, il explique les contours du projet CAMAGRO qui justifie la présence de la CAMTEL à Dakar : « CAMAGRO, c’est le portail agropastoral du #Cameroun », affirme-t-il. http://fr.blastingnews.com/economie/2015/10/cameroun-les-pme-redoutent-une-invasion-des-produits-europeens-avec-les-ape-00596319.html.Rien de nouveau donc ! Puisque de nombreuses structures agropastorales disposent de portails web, estime un visiteur.

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Pourtant, l’ingénieur veut voir grand. « CAMAGRO ce n’est pas qu’un simple site web.  Grâce à l’expertise technologique, nous créons un marché virtuel où se côtoient producteurs, acheteurs et consommateurs », laisse-t-il entendre.

CAMAGRO

En clair, CAMAGRO se déploiera à travers quatre canaux que sont : le portail web, les services SMS, les applications mobiles, les réseaux sociaux. Il facilitera la géolocalisation des acteurs via un storelocator (adresse, numéro de téléphone, produits, acteurs). Voilà qui accroche un certain Abou Faye Sall, lui qui cultive des aubergines, des tomates et des mangues en grande quantité dans une localité enclavée de Ziguinchor au sud du Sénégal et peine à trouver preneurs. « Au sud, ce n’est pas comme ici. [Dakar, Ndlr] Tous les légumes vendus à la capitale viennent de la Casamance, or, la clientèle et l’acheminement demeurent un vrai casse-tête », se plaint l’ancien architecte converti à l’#Agriculture.

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Internet

Pourtant, avec son téléphone portable ou un ordinateur, une tablette ou un Smartphone, Faye Sall aurait pu se tirer d’affaires. Mais encore faut-il disposer d’une connexion internet.http://fr.blastingnews.com/economie/2015/06/argent-facile-sur-internet « Que va faire sur internet une maman qui ne sait même pas lire son nom ? N’est-ce pas là une difficulté additionnelle », s’inquiète Malick Gorgui, étudiant à l’ISFAR de Bambey. Au Cameroun par exemple, selon les statistiques les plus récentes sur la proportion des individus utilisant les TIC, seules 21% de personnes disposent d’un ordinateur et d’un accès à internet. Bien que le réseau de couverture nationale du réseau mobile soit de 84%, l’accès à l’information et le manque d’opportunités pour les paysans demeurent.

Toutefois,  Masso Ntonga, se veut optimiste. «Ces difficultés ont été prises en compte par les ministères sectoriels que sont les Finances, l’Agriculture, l’Economie, les Pêches, les Postes et Télécommunications », explique-t-il.

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A cet effet,  les Télé-centres communautaires polyvalents créés il y a quelques années par le MINPOSTEL dans des localités enclavées sont mis à contribution. Ils ont été carrément réorientés en direction du monde agropastoral en panne de connaissances en informatique. Ces télé-centres sont déjà équipés en matériel informatique et en ressource humaine. Pour l’ingénieur, il s’agit de partager cette expérience avec le Sénégal. « Il y a de l’engouement, vous n’avez que voir le taux de fréquentation journalier », dit-il fièrement.

Art

A la 24ème édition de la Fidak, le Cameroun, invité d’honneur, présente une gamme variée de produits : Poivre, fruits, poisson, crevettes séchées, l’huile raffinée, café moulu, vestimentaire, artisanat.   Des exposants venus du monde prennent également part aux échanges. Ouverte le 05 décembre dernier, la foire qui a vu partir en fumée son pavillon vert, referme ses portes le 20 décembre prochain.